Film : Gaston Lagaffe (sorti en avril 2018)

Synopsis : M’enfin ! Gaston débarque en stage au Peticoin.
Avec ces inventions délirantes, il va changer le quotidien de ses collègues.
Chat, mouette, vache, et gaffophone seront au rendez-vous des aventures de notre bricoleur de génie qui ne pense qu’à faire le bien autour de lui mais qui a le don d’énerver Prunelle son patron.
Les gaffes à gogo de notre empêcheur de travailler en rond pourront-elles éviter que le redoutable Monsieur de Mesmaeker rachète le Peticoin ?

Critique : Un film qui a été explosé avant, pendant et après sa sortie en salle et pourtant je vais le défendre. Car si on l’analyse correctement il n’est pas si mauvais. Certes ça reste un film très moyen bourré de défauts mais si on le compare à ce qui se fait en comédie française et/ou en adaptation de BD, il est largement supérieur à la moyenne.
Si on le prend simplement comme une comédie, c’est plutôt pas mal. Dans l’ensemble c’est rigolo, les gags fonctionnent plutôt bien et ne sont pas tous regroupés dans la bande annonce. Il est accessible pour les petits comme pour les grands. L’histoire: c’est du classique, cela ne casse pas trois pattes à un canard mais on comme on ne s’attend pas à un grand spectacle ça passe. Les comédies françaises sont catastrophiques depuis 20 ans et ce film, sans rien avoir d’extraordinaire, s’en sort plutôt bien. On passe un bon moment en le regardant au lieu de vouloir exploser sa télé après la dixième blague pourrie en 25minutes d’un Franck Dubosc ou d’un Kad Merad par exemple.
Au niveau BD, déjà Gaston Lagaffe c’est une des BD préférées du public, une oeuvre magistrale du panthéon de la BD belge. Personnellement c’est ma BD préférée, elle fait partie de mes trois guides avec les Simpsons et Kaamelott. C’était donc hyper audacieux et compliqué de l’adapter en film.
L’histoire est implantée dans un cadre moderne avec une start-up qui colle assez bien à l’univers de Gaston. Certes on aurait préféré le voir chez Dupuis mais la difficulté d’adaptation aurait été encore plus grande et là je crains qu’on aurait eu un massacre.
Là où Martin-Laval gagne des points c’est grâce à une idée originale et qui répond à la question « Pourquoi Gaston n’a jamais été viré malgré toutes ses bêtises? ». Ici son non-renvoi vient d’un quiproquos avec le fait que le fils du patron est dans la boite de manière incognito. Je trouve cette idée très bonne et permet de neutraliser l’absurdité de la situation.
Un très gros point positif, on retrouve beaucoup de gags qui viennent de la bande dessinée. J’ai vu tellement d’adaptation de BD qui se « torchait le cul » avec l’oeuvre originale que c’est un vrai plaisir de voir un réalisateur réutiliser des gags dans son scénario inédit.
Au niveau des personnages il y a du bon, du potable et du très mauvais. Dans les bons élèves on retrouve Gaston et mademoiselle Jeanne. Théo Fernandez incarne bien le personnage principale, on retrouve Gaston dans sa gestuelle et son attitude. Alison Wheeler en mademoiselle Jeanne physiquement c’est pas ça car elle est trop belle par rapport à la BD mais au niveau du caractère c’est bien joué et on retrouve le personnage qu’on connait. Pierre-François Martin-Laval en Prunelle ça passe assez bien, il aurait pu jouer encore plus sur le côté colérique et, dans l’ensemble de sa performance, surjoué plus. Boulier, Lebrac et autres personnages de la boite ne ressemblent pas du tout à la BD mais ce sont des personnages secondaires intéressants dans le film donc ça va. Dans les personnages catastrophiques je commence par Sonia qui n’a rien avoir avec la BD, son personnage est énervant et le jeu de l’actrice est mauvais. Ensuite nous avons Longtarin qui dans le comportement ressemble à celui de la BD. Mais par contre Arnaud Ducret c’est une catastrophe, il ne ressemble en rien à Longtarin, il en fait des caisses et il a prit une voix nasillarde totalement pourrie. Jules-de-chez-Smith-en-face et Bertrand Labévue c’est très mauvais aussi. Ils ne servent à rien. Ils sont mal interprétés et cette version de Labévue est scandaleuse, je pense que Martin-Laval n’a rien compris à la profondeur de ce personnage. La palme revenant à Jérôme Commandeur qui comme d’habitude est nul. Pour moi Commandeur n’est pas un acteur et lui faire jouer un personnage aussi charismatique que DeMesmaeker c’est criminel. En plus, il est accompagné d’une secrétaire hyper énervante et inutile qui est tirée d’une seule vignette sur l’ensemble des albums de Gaston. L’animation virtuelle du chat et de la mouette c’est très moche, avoir un résultat qui ressemble au croisement maléfique de téléchat avec la 3d de la Playstation 1 en 2018 ce n’est pas permis.
Donc voilà, un film moyen mais qui mérite d’être regardé pour les efforts d’adaptation et les quelques trouvailles. On est très loin d’un Astérix mission Cléôpatre ou du Tintin de Spielberg mais on est bien au-dessus de l’adaptation de Lucky Luke ou de Benoit Brisefer (par exemple) qui étaient des injures à leur BD originale.
Ma note : 5/10.

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