Film d’animation : Soul (disponible depuis le 25 décembre sur Disney +)

Synopsis : Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.

Critique : Voici la première grosse sortie sur la plateforme de streaming Disney +, Mulan étant sorti aussi au cinéma dans quelques pays. Ce nouveau Pixar est bien digne des meilleurs de ses grands frères mais nous oblige à nous poser certaines questions notamment au niveau de son public cible. Parmi les Pixar, ce film se situe plus dans la catégorie de Là-haut, Vice-versa ou Coco que dans celle des Indestructibles, Cars ou Toy Story. C’est à dire les dessins animés à double lecture qui penchent finalement plus vers les adultes que les enfants. Je vais commencer par le plus facile l’animation qui est excellente. Le film mélange plusieurs techniques et styles différents qui forment une belle harmonie. Les passages dans le monde réel sont hyper travaillés, il faudrait mettre sur pause chaque plan pour vraiment voir les milliers de détails qui s’y trouvent. Après, les humains ont toujours des particularités physiques hors-norme mais cela fait partie du style Pixar. Ensuite, on a les passages dans les autres mondes qui sont plus stylisés avec une base simple de forme géométrique et un univers plus enfantin (notamment au niveau des couleurs). On a aussi un peu de 2D à l’ancienne avec les flash-back qui racontent la vie des personnes décédées sous forme de cours. Il n’y a vraiment rien à redire sur l’animation qui convaincra les spécialistes et apportera la magie aux plus petits. Au niveau du contenu, on est sur une histoire qui, bien qu’utilisant des techniques classiques de l’humour, est surtout bâtie sur les émotions et la psychologie des personnages. Le point central du film est un concept flou : l’âme. Ce film vous oblige constamment à vous poser des questions presque existentielles, même pour ceux qui comme moi on abolit depuis longtemps l’idée même de l’âme. Et c’est là qu’il faut se poser la question de savoir si les auteurs n’ont pas était trop loin en proposant un film qui penche plus vers les adultes que les enfants. Pour moi la réponse est Oui. Ce film d’animation est destiné à un public adulte et non à celui des enfants. Les films Pixar/Disney doivent bien sûr proposer cette double lecture pour plaire et convaincre l’ensemble du public mais ils doivent avant tout être destiné aux enfants et ici ce n’est pas le cas. Cela n’empêche pas ce film d’être excellent bien sûr, mais c’est dommage. Pour preuve, toutes les références glissées sont pour adultes et certaines ne sont même pas accessibles à tous. L’ensemble du film est d’ailleurs assez compliqué, il me faudra un deuxième visionnage pour être bien sûr d’avoir tout compris. Je trouve d’ailleurs dommage la fin du film qui se termine de manière abrupte et qui ne propose pas de revoir N°22. Pour les enfants, il ne reste, en fait, que la partie purement humoristique de l’apprentissage du corps de Gardner par N°22 avec celui-ci sous forme de chat et quelques gags disséminés dans l’ensemble du récit. Je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour les satisfaire. Quelques remarques en vrac pour terminer. L’absence de vrai méchant, ce que je trouve toujours dommage dans les Disney. Ici ce qui se rapproche le plus d’un méchant c’est Terry qui est juste un bureaucrate borné. Le monde du Jazz est clairement utilisé comme moyen promotionnel dans les bandes annonces or ça n’a aucune influence sur l’histoire, Gardner ferait des claquettes ou jouerait au bowling que ça ne changerait rien au récit. Et, pour terminer, un bon point pour le doublage français que j’ai trouvé excellent avec Omar Sy et Camille Cottin notamment. En résumé, un très bon film d’animation mais qui c’est trompé de diffuseur ou de public cible.

Ma note : 8/10.

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