Nouveauté film : Pinocchio live-action (disponible que Disney + depuis hier)

Critique : Les remake de Disney sous forme de live-action c’est clairement un sujet qui fait débat. Moi, personnellement, ça ne me dérange pas car si dans l’ensemble ils n’ont pas beaucoup d’intérêt (à part Dumbo) ça reste sympa à regarder. Mais, il faut bien reconnaitre qu’il y a des adaptations qui sont foirées (comme Aladdin) et Pinocchio fait clairement partie de cette catégorie.
Je ressors du visionnage de ce film avec une grosse amertume et une énorme déception. Et pourtant, Pinocchio n’est pas dans la liste de mes Disney préférés. J’aime bien mais je l’ai toujours trouvé flippant ce n’est donc pas un film que j’ai vu, revu et rerevu. Ici, avec le talentueux Zemeckis aux commandes, je m’attendais à une revisite exceptionnelle. Mais, il faut croire que même les plus grands peuvent juste chopper un gros chèque en n’ayant pas honte de nous proposer de la merde.
Déjà, on est sur un live-action qui reprend quasiment à l’identique l’histoire originale et non une revisite. Quand c’est bien fait comme « La Belle et la Bête » je trouve ça cool mais quand on reprend la même histoire, mais en faisant moins bien là je grince des dents. La trame de l’histoire est vraiment identique que celle de 1940, il y a juste le cheminement qui mène une scène à une autre qui est légèrement modifiée.
La bonne idée c’est d’avoir travaillé l’aspect psychologique de Pinocchio. Cela permet de mieux comprendre sa quête d’identité et surtout son parcours de petit enfant insouciant et victime des tentations à celui d’un enfant qui peut définir le bien et le mal grâce à sa propre conscience et non plus via l’aide de Jiminy. Franchement, c’est bien fait mais c’est le seul intérêt du film, avec les horloges de Geppetto.
Dans les nouveautés, il y a une mouette moche qui ne sert à rien et un nouveau personnage en lien avec Stromboli qui ne sert presque à rien. Cela fait léger comme nouveauté, surtout pour la réadaptation d’un classique qui a plus de 80 ans. En plus de n’apporter rien de nouveau, il y a des éléments du film qui ont été mal modifiés voir supprimés dont un crucial qui me scandalise, mais je terminerai ma critique là-dessus.
Les petites modifications sont toutes dues au même problème : une qualité visuel bien en-dessous du potentiel de Disney en live-action. Il suffit de voir quelques images pour se rendre compte que tout ce qui est sous forme d’animation est moche. Le pire c’est qu’ils le savent car tout ce qui est en animation et même en incrustation est sous-développés. La fée bleue trois apparitions dans le film de 1940 une seule dans celui-ci. Figaro et Cléo servent de comique-relief en 1940 sont juste anecdotique ici. Grand coquin et Gidéon deux apparitions pour une seule raccourcie dans cette version. Tout le passage avec monstro est éludé pour juste une course poursuite ridicule. Même Jiminy Cricket voit son temps d’apparition drastiquement diminué.
Au niveau acteurs, pas grand chose à dire car il n’y en que deux qui ont retenu mon attention. Tom Hanks fait du Tom Hanks donc il est bon. Luke Evans en cocher est exceptionnel, il a à la fois ce côté sympathique et totalement flippant que doit avoir le cocher. C’est subtilement joué.
Avec tout ce que je viens de décrire, ce n’est pas terrible, mais j’aurai été encore amène dans ma critique si il n’y avait pas cette fin scandaleuse. Tout le monde connait cette fin magique où, après avoir appris de ses erreurs et avoir risqué sa vie pour sauver son père, la fée bleue revient pour transformer Pinocchio en véritable petit garçon alors que tout le monde pleure en le croyant mort. Cette scène qui est remplie d’émotion et de magie est mythique. Et bien, ici, cette fin n’existe pas. C’est Geppetto qui est inconscient, car c’était plus facile de faire jouer Tom Hanks que d’animer Pinocchio, et Pinocchio ne devient pas un petit garçon car c’est dans son coeur qu’il est un véritable petit garçon. NON, NON ET NON, ce n’est pas possible d’avoir imaginé une fin aussi merdique. On est au-delà de l’incompétence car ne pas proposer cette fin magique, c’est se foutre de la gueule du public et manquer de respect à Walt Disney qui était très fier de son 2ème long métrage et surtout de cette fin. Rien que pour cette fin ignoble ce film mérite ses mauvaises critiques.
Ma note : 4/10.

Film d’animation : Buzz l’éclair (en salle depuis le 22 juin ; sur Disney + depuis le 3 août)

Critique : Je suis un grand fan de Toy Story donc j’étais très intrigué de découvrir ce spin-off qui est censé être le film qui a émerveillé Andy en 1995. Je vais être honnête ce film ne m’a pas déplu mais il ne m’a clairement pas émerveillé et j’ai du mal à croire qu’un tel film aurait pu faire une hype aussi grande pour un jouet comme on peut le voir dans Toy Story 1 et 2.
Passons très vite sur un point qui semble évident : visuellement ça en jette. C’est très beau, les passages de vol (qui lorgnent sur Star Wars) sont très bien fait et dans l’ensemble tout est très bien animé mais c’est normal pour un Pixar.
Premier problème, la concordance des temps. A partir du moment ou Pixar nous vend le produit comme étant le film qu’Andy a vu, il aurait fallu qu’il sente bon les années 90. Pas visuellement, bien sûr, mais dans son atmosphère et son scénario. Ici, ce n’est pas du tout le cas, on a bien un film estampillé 2020 avec plein de choix bien pensant pour plaire à tout le monde. Je trouve cela dommage c’était l’occasion pour Pixar de se reconcentrer sur l’essentiel: le scénario plutôt que passer plein de temps sur des détails qui n’intéresse que les mauvais critiqueurs.
Le scénario, justement, il est bien mais relativement simpliste. L’idée autour des problèmes de temporalité c’est bien sympa et ça amène le twist en seconde partie de récit qui est surprenant il faut bien le reconnaître. Après, le scénario suit le même modèle durant tout le film : un personnage commet une bourde que l’on essaye de réparer mais qui amène à une autre erreur et ainsi de suite jusqu’au dénouement final qui résout tout ou presque.
Un bon point c’est l’humour, c’est super drôle il y a beaucoup de gags. Tous les personnages sauf un (on en reparlera après) ont un aspect marrant dans leurs personnalités et l’ensemble donne un cocktail d’humour rafraichissant.
Les nouveaux personnages sont tous intéressants et amènent un plus à l’histoire mais parlons d’abord de celui qui est censé être le héros Buzz. Buzz l’éclair dans les Toy Story c’est un peu le rabat-joie de la bande. Dans le 1 c’est le jouet un peu horripilant et, dans les opus suivants c’est le terre à terre qui recadre toujours un peu les autres jouets. Je pense que c’est d’ailleurs pour cela que l’on retrouve Chris Evans au doublage car les similitudes entre Buzz et Captain America sont frappantes dans l’aspect casse-bonbon des personnages. Bref, avec ce film c’était l’occasion de rendre plus cool ce personnage et même plus humain. Clairement, ce n’est pas le choix des scénaristes car il est encore plus rigide et chiant dans ce film que dans les Toy Story et heureusement que les personnages sont là pour rendre ce film amusant car on aurait pu vite s’ennuyer avec Buzz.
Dans les autres personnages à sortir du lot, on retrouve Izzy, Mo et Darby qui forment l’équipe de bras cassé qui va accompagner Buzz. C’est un trio qui fonctionne très bien. Mo et Darby vont plus amener le côté humour alors qu’Izzy est le vrai personnage a amené une réel émotion dans le film. J’ai lu que beaucoup trouvait le doublage français de ces personnages agaçants (notamment pour Sisley et Ladesou). Moi j’aime bien, les voix collent bien aux personnages je trouve que c’est une réussite.
On retrouve Zurg au casting. Je ne peux pas trop parler de ce personnage sans spoiler mais c’est bien que son rôle soit important dans ce film. Finalement, c’est un personnage que tout le monde connait, même ceux qui n’ont pas vu les Toy Story, or il ne fait qu’une courte apparition dans le 2ème film.
On arrive maintenant à la star du film Sox le chat robot. Ce personnage est génial et si il y a un élément à retenir du film c’est lui. Il est drôle déjà mais surtout au niveau du scénario c’est lui le plus important. C’est toujours lui qui va résoudre les problèmes. En plus, bien qu’il soit un robot, il est capable de ressentir des émotions et de le montrer comme nous prouve la fin du film. On rajoute à cela le doublage excellent de Michael Gregorio, Sox est vraiment trop cool. D’ailleurs, si c’était vraiment le film d’Andy c’est Sox qu’on trouverait en masse dans les magasins (comme c’est le cas dans notre réalité) et c’est lui qu’il aurait eu à son anniversaire comme cadeau et non Buzz l’éclair.
Terminons par le problème majeur de ce film : le manque d’émotion ressenti par les spectateurs. On aurait à faire à un autre studio on n’en parlerait peut-être pas mais là c’est Pixar. Pixar nous a habitué à toujours travailler avec l’émotion et on attend donc toujours cet aspect quand on regarde un Pixar pour la première fois. Et ici, malheureusement, on ressent très peu d’émotion. Il y a bien une tentative en début de film mais comme cela tourne autour d’un personnage que l’on a pas eu le temps d’apprécier ça tombe à l’eau, d’autant plus que le personnage de Buzz est froid. C’est vraiment dommage et je pense que c’est un point qui contrarie beaucoup de spectateurs qui attendent de manière légitime cette dose d’émotion quand ils vont voir un Pixar.
En résumé, comme tous les derniers Pixar c’est sympa mais il manque quelque chose pour retrouver le plaisir des vrais Pixar comme Coco, les Indestructibles et bien sûr Toy Story (pour ne citer que ceux-là).
Au vue de la scène post-crédit, il y aura une suite mais personnellement je préfererai avoir un film sur Woody puisque lui aussi est un jouet issus de la télé.
Ma note : 6.5/10.

BD : Sorcières ! disent-ils (paru en mars 2021)

Critique : Voici une BD qui sous ses aspects anodins m’a mis une bonne claque.
Via une courte histoire, les auteurs nous explique l’arrivée de l’inquisition avec son cortège d’atrocités et d’absurdités et, bien sûr, les conséquences dramatiques pour l’évolution de la condition féminine.
Déjà, l’histoire est bien racontée. On a une mise en place rapide du récit, les personnages principaux sont vite mis en avant et on peut, en un instant, s’attacher à eux. Le récit est haletant et c’est difficile d’abandonner l’album en cours de lecture.
Au niveau du dessin, on est sur un graphisme brouillon qui n’est pas forcément ma tasse de thé mais qui a au moins le mérite de bien différencier les personnages.
La grande force de cette BD, c’est l’émotion qui s’en dégage. Bien sûr, c’est une fiction mais, si on connait un peu le sujet, on sait que le récit qui se dessine devant nos yeux pourrait être réel. Du coup, on va être constamment soumis à divers émotions comme la peur pour les différents protagonistes, la tristesse au vue du drame qui se déroule, la colère aussi ou encore la joie de voir les méchants châtiés.
L’autre point fort c’est la maîtrise du sujet par les auteurs et l’axe qu’ils ont choisi pour le traiter. Car oui comme il est si bien expliqué dans cette BD, la chasse aux sorcières a été introduite avant tout pour écraser les femmes qui pour la première fois de l’histoire ont commencé à s’émanciper de la domination de l’homme. Si vous ne connaissez pas correctement cette tranche de l’histoire du féminisme, cet album est fait pour vous car il peut être lu, également, comme un documentaire via les informations données par le chat et par les nombreuses notes en bas de page.
C’est vraiment une BD géniale qui doit être mise en avant et proposée à des professeurs qui pourraient l’utiliser comme base de travail.
Ma note : 9/10.

Film d’animation : Hôtel Transylvanie 4 (disponible depuis le 14 janvier sur Amazon Prime)

Critique : J’adore la franchise Hotel Transylvanie qui est sans doute la meilleure réussite des studio Sony Pictures animation. J’étais d’ailleurs très déçu quand ce dernier opus est sorti sur Amazon plutôt qu’au ciné.
Est-ce que ce 4ème opus est au niveau de la franchise ou est-ce l’épisode de trop ? Pour moi c’est une belle réussite.
Voici le pitch de ce 4ème film : suite à un énième mensonge de Drac, Johnny va voir Van Helsing pour qu’il le transforme en monstre. Bien sûr, l’invention de Van Helsing se détraque ce qui va mettre l’hôtel sans dessus dessous et obliger nos amis à partir à l’aventure.
Il est bon de signaler que c’est un nouveau réalisateur qui s’est occupé de ce 4ème opus. Forcément, cela implique des changements mais ceux-ci ne se ressentent pas trop. Certains personnages habitués aux premiers rôles, comme Mavis, se retrouvent dans l’ombre. Mais dans l’ensemble la même ligne de conduite a été suivie.
La nouvelle idée d’inverser les rôles monstres/humains donne un bon scénario et amène de bons gags qui feront bien rire les petits mais aussi les grands.
C’est donc drôle, le scénario tient la route et visuellement c’est toujours aussi plaisant à regarder donc pour moi le contrat est rempli. C’est très compliqué de multiplier les suites, il suffit de voir les multiples échecs de l’histoire du cinéma, mais pour la franchise Transylvania je trouve que c’est plutôt bien réussi. J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce 4ème film avec souvent des gens qui plébiscitent le premier pour dénigrer de façon graduelle les suivants. C’est une façon de penser assez habituel des spectateurs dans la plupart des franchises qui est dû à l’effet de surprise qui c’est dissipé mais surtout à un refus obsessionnel des suites. Pour moi les 4 films se valent et j’irai même plus loin en affirmant que le meilleur film de la série n’est pas le premier, mais bien le deuxième qui est bien plus intéressant au niveau thématique.
Ma note : 8.5/10.

Nouvelle série BD : Pol Polaire (1er tome sorti en mai 2022)

Critique : Une BD sous forme de gags qui se révèle, malheureusement, assez faible.
On suit les aventures de Pol et des ses deux enfants.
Dans l’ensemble ce n’est pas très drôle, les gags tombent souvent à plat. Le principal problème c’est que le sujet est sous-utilisé pour la création des gags. Ce que l’auteur utilise c’est la situation: un père seul élevant deux enfants. Du coup, ça serait des éléphants, des aliens ou des humains ça serait pareil. En plus, comme c’est un thème courant, on a une sensation de déjà vu.
Alors que j’avais peur que ça tourne trop autour de l’écologie, ce qui aurait pu ruiner aussi l’aspect humour, c’est l’inverse. La situation dramatique des ours polaires n’est pas du tout utilisée. Ce qui est vraiment dommageable car c’est toujours plus facile de faire passer un message par l’humour dans les Bd’s et celle-ci était vraiment idéal pour cela.
Au niveau du dessin ce n’est pas ouf non plus, ça va mais c’est comme pour l’ensemble de l’oeuvre assez faible.
Une BD qui avait un potentiel mais qui s’avère être décevante.
Ma note : 2/10.

Manga : Saint Seiya The lost canvas recueil d’histoires (paru le 9 juin 2022)

Critique : Quel plaisir de retrouver « The lost canvas ». J’adore la série de base, j’adore les chronicles, j’attendais donc avec impatience ce volume inédit.
« The lost canvas » est la preuve qu’une sous-série écrite par un autre auteur peut être génial. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un préquel (racontant la précédente guerre sainte) à la série iconique « Saint Seiya » ou « Les chevaliers du zodiaque » pour nous francophone. Cette série est tellement excellente qu’il faudrait inventer un mot juste pour elle. Elle réussit l’exploit d’être même plus intéressante sur certains points que sa série mère qui est pourtant déjà génialissime. Il n’y a d’ailleurs pas photo entre les deux préquels alors que pourtant « Next dimension » (écrit par le maître Kurumada lui-même) souffre d’une trop grosse redondance avec le Saint Seyia original.
Bref, est-ce que ce hors série est à l’image du reste de la série ? A mon grand désarroi non. Si c’est sympa de revoir certains personnage comme Manigoldo, les histoires proposées sont bien trop courtes pour être vraiment intéressantes et avoir un impact sur la série. C’est simple, la seule qui a un peu d’intérêt c’est celle où on retrouve Asmita et Sisyphe qui est bizarrement la plus longue proposée dans ce recueil.
C’est clairement un manga pour les fans qui n’aura que pour seul but de compléter une collection.
Dommage, je pense que même en histoires courtes il y avait moyen de proposer mieux.
Ma note : 5/10.

Film d’animation : Le monstre des mers (disponible sur Netflix depuis le 8 juillet).

Critique : Un film d’animation plutôt plébiscité par la presse qui montre certes de nombreuses qualités mais sans rien apporter de nouveau au genre.
Le pitch : Dans un monde imaginaire, les humains et les monstres marins se livrent une guerre sans pitié, jusqu’au jour où l’arrivée d’une petite fille parmi les chasseurs de monstres va changer la donne.
Visuellement, c’est une réussite. Cela ressemble très fort à du Dreamworks avec une pointe de Disney (surtout au niveau des personnages).
Au niveau de l’histoire c’est bien. Le scénario est cohérent, ça s’enchaîne bien. On retrouve tous les éléments qui font le succès de ce style narratif, c’est-à-dire comédie d’aventure. Après, c’est clairement du déjà vu et tous les adultes devraient deviner dans les grandes lignes le scénario après les 15 premières minutes du film. Mais comme c’est un film destiné aux enfants en priorité, on peut accepter cette redondance narrative qui n’aura pas lieu avec les plus jeunes.
Les personnages sont intéressants. Le duo composé de Masie et Jacob fonctionne bien. Petit bémol niveau personnage, les auteurs n’ont pas été très inventifs pour les faciès car on peut facile remarquer qui seront les gentils et les méchants de ce film. Je trouve d’ailleurs qu’on revient fort vers le délit de sale gueule ces dernières années. Les « Toy Story 2 et 3 » et surtout « La reine des neiges » avaient renouvelés le genre et lancés une nouvelle vague de méchants, ici on retombe totalement dans les clichés. Alors c’est bien de nous mettre du bien pensant et du LGBT partout dans les films d’animation mais si c’est pour que tous les méchants retrouvent une tête d’affreux et empêchent tout retournement de situation c’est peut-être pas la peine.
Pour les messages véhiculés, on retrouve, notamment : l’acceptation des autres et de la différence, le pardon, l’amour et l’amitié, … . J’ai lu beaucoup que ce film était une fable écologique, je sais bien que l’écologie est à la mode et qu’on la met à toutes les sauces mais pour moi il n’y a pas une once d’écologie dans ce récit. Oui il y a le côté chasse qui peut paraitre anti-écologique sauf qu’ici on nous le vend comme une guerre entre deux espèces, on est donc sur la défense et non sur l’élimination d’une espèce par la chasse donc il n’y a rien d’écologique. Par contre, on est bien devant une fable politique. On a les différentes classes avec une classe supérieur qui utilise une propagande dans le but de profiter des plus faibles et d’assouvir leur rêve de pouvoir et de richesse.
Ce film est bien et il sera agréable a regarder en famille mais son gros problème c’est qu’il manque d’identité. Vous allez passer votre temps à dire : « Ah c’est comme dans machin » ou « ce personnage ressemble fort à bidule ». Car, oui, tous les éléments que l’on trouve dans ce film font référence à d’autres connus de la pop culture. J’ai déjà dit que le visuel c’était du dreamworks, mais ce n’est pas la seule ressemblance avec ce studio car: le scénario c’est « Dragon », Jacob c’est John Smith avec un gros nez, le capitaine Crow c’est Long John Silver de « L’île au trésor », la salle du palais c’est « Pirates des caraibes 4 » … . Et donc, forcément, quand on retrouve autant de similitude ça gâche un peu le résultat final.
Un dernier petit point, le film est annoncé comme visible à partir de 6 ans. Certes au niveau de la compréhension globale ça me semble correct mais à côté de cela il est super violent, notamment les premières minutes, et pour moi il risque de toucher à la sensibilité des plus jeunes. Personnellement, je ne laisserai pas ma fille regardait ce film avant c’est 8 voir 10ans.
En résumé, un bon film qui ravira toute la famille mais qui utilise trop d’astuces déjà connues pour sortir du lot.
Ma note : 7/10.

Nouvelle série BD : La drôle de guerre de papi et Lucien

Critique : J’ai découvert cette série par hasard et je n’attendais vraiment rien de ma lecture mais le constat est simple ce premier tome est génial, j’ai adoré.
Le pitch : Nous sommes en 1940 et la France a capitulé face à l’Allemagne nazie ce constat rend fou le papi de Lucien (vétéran de 14-18) qui décide de traverser la France avec son petit-fils pour rejoindre le général De Gaulle en Angleterre.
C’est super drôle, ça me fait vraiment penser aux grand classique que sont « la grande vadrouille » et « la 7éme compagnie ». On est sur le même principe : se baser sur un contexte historique précis et pas drôle du tout pour en faire une aventure humoristique étonnante. C’est rempli de gags mais pas au détriment de l’histoire et ça c’est vraiment intéressant. Le duo composé de Lucien et son papi marche super bien.
Comme souvent, maintenant, un petit dossier historique termine l’album. Il est bien fait mais comme cette BD peut être lue dès 8 ans il est quand même préférable d’accompagner les plus jeunes dans leur lecture.
Au niveau du dessin, ce n’est pas ce que je préfère mais c’est pas mal. On est sur du classique de la nouvelle vague de dessinateur qui se veut descendant de la maison Marcinelle.
C’est une super découverte que je vous recommande chaudement.
Ma note : 9/10.

BD : Les profs refont l’histoire T2 (disponible depuis le 25 mai 2022)

Critique : Les profs, série iconique de chez Bamboo, reviennent avec un hors série 14 ans après le premier.
Si Les profs est une série que j’adore, je dois bien reconnaitre qu’en 2008 quand le 1er tome de cette sous-série est sortie j’avais été très déçu. Les profs refont l’histoire pouvait clairement être mis dans la catégorie des Bd’s purement commerciales. Le principe: on prend une BD qui fonctionne très bien et qui rapporte beaucoup et on crée un hors série qui sous un aspect cool et intéressant n’est qu’en fait une œuvre très pauvre qualitativement parlant. Pour Les profs on avait droit à des gags longs (5-6 pages) faussement historique. Ce n’était pas très drôle et le public cible était très mal défini.
Alors est-ce qu’après 14ans le deuxième tome est meilleur et propose un contenu plus digne de la série mère ? Pas vraiment.
C’est meilleur, notamment grâce à l’utilisation de jeux de mots à la Goscinny, mais ça reste un ensemble faible qui provoquera des petits sourires mais surement pas des éclats de rire.
Si vous pouvez le trouver en bibliothèque ça vaut le coup de l’emprunter car ça reste agréable à lire en vitesse mais je ne pense pas que ce soit très intéressant de l’acheter.
Ma note : 6/10.

Nouvelle série manga : Violence action

Critique : Après deux belles découvertes (Rooster Fighting et Heaven’s design team), celle-ci m’a clairement laissé sur ma faim.
En gros, on suit une jeune étudiante qui, pour payer ses études, est devenue tueuses à gages.
Le problème majeur c’est qu’il n’y a pas vraiment d’histoire. Chaque chapitre est une mission différente sans véritable lien entre elles. Donc on se retrouve avec des évènements qui peuvent paraitre cools et badass mais vite ennuyeux car sans intérêt si il n’y a pas un minimum d’histoire derrière.
On n’a pas vraiment une présentation de l’héroïne non plus. Du coup, on ne s’attache pas du tout à celle-ci.
En fait, on pourrait comparer ce manga a un mauvais film d’action où on jette un max dans les bastons et effets spéciaux mais où l’ensemble est totalement vide par un manque de scénario.
Je ne vais pas être trop dur car l’idée est bonne mais pour moi mal utilisée et peut-être que la suite résoudra ces problèmes pour en faire une bonne série. Mais, pour l’instant, je ne la conseille pas, si vous voulez des thrillers violents en manga je vous conseille plutôt « Perfect crime » ou « Death tube » par exemple.
Ma note : 4/10