Nouveauté BD : Les Schtroumpfs T40 (sorti le 14 octobre 2022)

Critique : Retour des Schtroumpfs avec une histoire très classique.
Voici le résumé : Les schtroumpfs n’ont plus de sel au village et doivent donc se rendre dans leur mine pour en récupérer, mais, sur place, ils découvrent que celle-ci a été découverte et que des enfants y travaillent.
Fait rare, il n’y a pas de thème particulier dans ce nouveau tome, ces dernières années on avait toujours un thème central qui chapeautait le récit. Ici, on a une histoire bien Moyenâgeuse qui se base sur des faits historiques comme l’impôt sur le sel (la gabelle).
On a une histoire sympathique mais très classique. Le côté intéressant, pour moi, c’est qu’on a un récit qui fait penser plus aux aventures de Johan et Pirlouit que celle des Schtroumpfs. Il y a donc un côté nostalgique bien plaisant.
Rien d’extraordinaire donc avec ce nouveau tome mais c’est toujours plaisant de découvrir une nouvelle aventure des Schtroumpfs.
Ma note : 7/10.

Nouvelle série manga : Happy land (série terminée en 2 tomes)

Critique : Voilà un manga qui m’a mis une grosse claque et qui mérite amplement la hype qui a entouré sa sortie.
Sous ses traits de manga horreur/survival se cache une histoire bien plus complexe qu’il n’y parait.
Le premier élément qui frappe le lecteur, c’est évidemment la violence. En effet, pas de temps d’observation dans ce manga, dès les premières pages le gore est au rendez-vous et ça sera comme cela jusqu’à la fin de l’histoire. C’est ultra-trash, la dernière fois que j’ai lu un truc aussi trash ça devait être un comics de Joe Hill. Clairement, ce n’est pas un manga à mettre dans toutes les mains, et même les habitués du genre seront peut-être choqué à certains moments. Mais, attention, on n’est pas dans de la violence gratuite. Déjà, il faut reconnaître une certaine inventivité du mangaka dans ces différentes attractions mortelles mais surtout tout cela grandit le récit. Car en plus d’un aspect haletant digne des meilleurs thrillers, il y a un côté psychologique ultra-important qui rend cette série mythique par rapport aux dizaines de survival qui sortent tous les mois.
C’est difficile d’en parler sans spoiler mais je vais dire que le 1er tome est typiquement dans le style horreur et que le 2ème offre une tonne de rebondissements qui pousse le lecteur à se questionner sur ce qu’il lit. Et, comme la psychologie du récit est super intéressante, en plus de se poser des questions sur l’histoire en elle-même, le lecteur se posera, à coup sûr, des questions sur sa propre vie.
Heureusement que Omaké books a sorti les deux tomes en même temps car il aurait été difficile d’attendre la parution du second tome tellement cette histoire est intrigante. Personnellement, j’ai enchaîné les deux tomes dans la foulée.
Le dessin est aussi très bon. Il est très clair, ce qui est rarement le cas dans les manga d’horreur, ce qui permet de bien voir tous les détails et de mieux rentrer dans ce parc horrifique.
Un manga fantastique qui mériterait la note maximale si il n’était pas destiné à un public précis.
Ma note : 9.5/10.

Nouveauté série documentaire : I am a stalker (disponible sur Netflix depuis le 28 octobre)

Critique : Je lis souvent qu’heureusement que les tueurs existent pour que Netflix ait des programmes à proposer. Si c’est réducteur pour Netflix car il y a quand même une tonne d’autres programmes qui cartonnent, il est vrai que les documentaires de meurtres sont extrêmement nombreux sur la plateforme. Mais ils font tellement bien cela qu’on ne peut qu’apprécier et en redemander.
On ne déroge pas à la règle avec cette série documentaire qui est d’excellente facture. Pour les connaisseurs, le nom vous fera évidemment penser à une autre série de Netflix : I am a killer (excellente série dont j’ai déjà parlé dans d’autres critiques sur cette page). Et, effectivement, c’est exactement le même fonctionnement sauf qu’on remplace des tueurs par des stalker (qui sont parfois des tueurs aussi d’ailleurs).
C’est très intéressant car le stalking c’est très particulier. Sous une apparence anodine, ces « troubles » peuvent s’avérer destructeurs et doivent être considérés comme de véritables crimes. Au-delà de l’intérêt de la psychologie du crime, ce documentaire ouvre les yeux sur ces dérives et en devient presque inquiétant. En effet, l’histoire et le comportement de certains de ces criminels va peut-être vous faire penser à certaines personnes de votre entourage.
Comme pour « I am a killer », le documentaire se base surtout sur des témoignages et des images d’archives. La reconstitution des faits est limitée pour éviter toutes images trop violentes. Le ton est le plus neutre possible, le réalisateur expose les faits et donne la parole aux protagonistes sans faire de parti-pris.
Un documentaire à découvrir absolument pour les amateurs du genre.
Ma note : 9/10.

Nouveauté film : Rosaline (disponible sur Disney + depuis le 14 octobre 2022)

Critique : Preuve qu’une bande annonce peut être trompeuse. Après l’avoir vue, je m’attendais à une comédie décalée voir impertinente qui revisiterai à fond le grand classique qu’est Roméo et Juliette. Et ben non, au final c’est juste une autre « comédie » romantique fade et ennuyeuse à souhait.
Le principe du film: revoir l’histoire de Roméo et Juliette avec le point de vue de Rosaline qui est à la fois l’ex de Roméo et la cousine de Juliette.
Franchement l’idée de départ est plaisante d’autant plus que Rosaline étant secondaire dans la pièce de théâtre il y avait moyen de jouer à fond la carte de la revisite. Malheureusement, cette idée n’est utilisée que durant les 15 premières minutes (le seul moment où le film est agréable) et puis fini, l’originalité disparait.
Du coup, on a un scénario bidon et déjà vu qui accumule les clichés avec pour couronnement une fin ridicule qui en plus mais en évidence la faiblesse dans le jeu des acteurs principaux. L’ennui sera votre seul ami durant ce film.
On a une tentative de faire de Rosaline un personnage féministe mais comme c’est toujours des scènes qui sont tournées en dérision ça n’apporte pas beaucoup de crédibilité à ce personnage.
Il n’y a vraiment pas grand chose à tirer de ce film qui s’est inspiré des plus grandes comédies française en mettant le peu à voir directement dans la bande annonce. C’est vraiment une grosse déception.
Ma note : 1.5/10.

Nouveauté : Lucky Luke – l’arche de Rantanplan (sorti le 21 octobre 2022)

Critique : Comme chaque année à la même période, un nouveau Lucky Luke débarque. Les derniers tomes oscillent entre le très bon et le juste passable, alors que vaut le cru 2022 ?
On est sur un tome plutôt moyen qui développe, certes, de bonnes idées mais qui n’arrive jamais a emballer le lecteur.
La bonne idée c’est de mettre un thème d’actualité dans le monde western de Lucky Luke. En l’occurrence, le véganisme et la protection des animaux. C’est bien utilisé et l’histoire montre à la fois le côté positif de cette pratique mais aussi le côté négatif avec sa radicalisation.
Après, l’histoire n’est pas très folichonne, ça reste très linéaire et ça ne dégage pas beaucoup de vie. Cela reste agréable à lire mais il manque quelque chose. Le côté humoristique n’est pas assez poussé, cela manque de gags et de jeux de mots ou en d’autres termes il manque le côté « Goscinéen » à ce Lucky Luke.
A noter un événement choc, attention petit spoil, Lucky Luke blesse volontairement quelqu’un. Si je ne me trompe pas, ce n’était plus arrivé depuis l’album « Phil Defer » c’est-à-dire le 8ème tome paru en 1956.
En résumé, un album un peu faiblard qui viendra compléter la collection des fans comme moi mais qui n’aura pas beaucoup d’impact auprès du grand public.
Ma note : 6.5/10.

Manga : Sex education 120% (série terminée en 3 tomes)

Critique : C’est une série hyper intéressante que tout(es) les adolescent(e)s devraient lire.
Un manga avec le mot sexe dans le titre, vous pensez tomber sur quelque chose de chaud … et ben pas du tout. Les amateurs de Ecchi, Hentai et autres vous pouvez passer votre chemin car cette série se lit comme un documentaire.
On a bien une histoire mais ce n’est qu’une trame de fond qui n’a que pour but de mettre en valeur la tonne d’information présentée dans les 3 volumes. Voici un résumé : la prof de gym surprenant ces élèves en train de parler de relation sexuelle oublie son rôle premier et se transforme en prof d’éducation sexuelle.
Ce manga est avant tout destiné aux adolescentes mais peu aussi convenir aux adolescents et même aux adultes car un petit rappel sur certaines choses ne fera pas de tord. Il est vraiment très complet car il y a énormément de thèmes abordés et pour tout type de sexualité. En vrac on retrouve : les premiers rapports sexuels, le sexe seul, l’homosexualité, les objets, la notion de consentement, … .
Cette série mérite d’être connue du grand public car elle devrait être lue par un maximum d’ados, elle devrait même être lue dans les écoles à la place de « Jo » qui est devenu obsolète par rapport au monde actuel. Les auteurs ont eu en plus l’intelligence d’exposer les thèmes que par des schémas pour éviter de choquer certains avec des images trop crues. Le dessin est d’ailleurs simple mais efficace, reprenant les bases graphiques du shojo sans en utiliser les codes.
Allez on fait passer le mot ce manga doit être connu et être découvert par un maximum de gens.
Ma note : 9.5/10.

Nouveauté film : Le mauvais esprit d’Halloween (disponible sur Netflix depuis le 14 octobre 2022)

Critique :
Comme chaque année Netflix nous propose une comédie d’horreur pour Halloween. Ce genre de film doit donc posséder deux qualités indispensables : être drôle et faire frissonner un petit peu mais sans plus.
Pour la partie horreur, je dirais que le contrat est rempli. Il y a ce qu’il faut comme scènes d’épouvante et beaucoup de phobies sont présentes (clowns, araignées, …). Le tout reste gentillet ce qui convient pour une comédie familiale.
Au niveau de l’humour, je suis moins satisfait. Le niveau est clairement insuffisant. Il y a quelques moments fun mais dans l’ensemble ça ne casse pas trois pattes à un canard. Je m’attendais à plus de trucs WTF surtout avec Marion Wayans au casting.
Pour l’histoire, c’est relativement classique et sans grande surprise, on voit très vite où va avec le pitch. En résumé, un père et sa fille que tout opposent vont devoir s’unir pour lutter contre un être maléfique qui rend vivant les décorations d’Halloween.
Au niveau des acteurs, c’est correct. On n’attend pas beaucoup plus pour ce genre de film.
Pour les effets spéciaux, là j’ai vraiment rien à dire car c’est de très bonne qualité. J’ai déjà vu beaucoup plus mauvais dans des gros blockbuster Hollywoodien.
Rien de désagréable dans ce film qui mérite d’être vu une fois en période d’Halloween mais qui sera vite oublié.
Ma note : 6/10.

Série : Contes grinçants et grimaçants (disponible sur Netflix depuis octobre 2021)

Critique : Certes, cette série à 1an mais comme elle est parfaite pour la période d’Halloween c’est le moment d’en parler.
Voici le pitch : Hansel et Gretel partent à la recherche d’une nouvelle famille mais dans le monde extraordinaire et effrayant de Grimm la quête s’annonce très complexe.
On est donc sur une revisite du conte d’Hansel et Gretel, mais pas seulement, car on va retrouver au fil des épisodes des références à d’autres contes de Grimm. Au final, il ne reste plus grand chose du conte original mais l’ensemble pourrait très bien être une histoire des frères Grimm.
C’est une très belle réalisation. On a un bon compromis entre le côté sombre de l’histoire et une bonne dose d’humour qui adoucit le tout. J’ai bien aimé l’histoire même si les enchaînements sont parfois un peu confus. C’est dû au fait que les causes à effets sont souvent tirés par les cheveux. Après, c’est un conte donc le manque de logique et presque obligatoire au style. En plus, ça amène beaucoup de surprises et de rebondissements inattendus donc ce n’est pas vraiment un point négatif.
Malgré les thématiques, c’est très drôle. Il y a pas mal de gags mais il y a surtout le trio de corbeaux, qui sert de narrateurs, qui est excellent. J’adore ces corbeaux, ils sont vraiment irrésistibles et apportent un vrai plus à l’histoire. A la fin, en rigolant, ils parlent d’un spin-off sur eux mais franchement ça pourrait être cool.
Les autres personnages sont bien aussi, il y en a énormément mais tous apportent un petit quelque chose à l’histoire.
L’animation est aussi de bonne facture.
Comme le nom l’indique, ça reste une histoire très noire et c’est vraiment glauque par moment. C’est bien fait et ça reste pour les enfants mais il y a quand même un problème au niveau de la classification du public. Cette série est officiellement regardable à partir de 6 ans d’après sa page d’accueil Netflix. Clairement je dis non, c’est beaucoup trop violent pour des enfants de 6 ans, 9 ans me semble même encore limite mais possible selon les enfants et si on visionne avec eux. Heureusement, le ton est donné d’entrée ce qui permet de vite changer le programme sans aller trop loin pour les petits qui regardent. C’est le vrai défaut de la série alors que ça n’a rien avoir avec la qualité de celle-ci, c’est donc bien dommage.
Une série qui est donc parfaite à regarder pour Halloween avec les grands enfants.
Ma note : 8/10.

BD : Les âges perdus (2 tomes sur 4 pour l’instant)

Critique : Voici une série qui ne m’a pas vraiment convaincue.
Le pitch : Lors du passage à l’an mil, un cataclysme a ravagé la terre renvoyant l’homme aux temps obscures de la non-civilisation et permettant une évolution du monde totalement différente du notre.
J’aime bien le concept général de la re-création du monde. Il y a de bonnes idées comme le système de tribus ou les animaux qui ont pris le dessus sur l’être humain par une évolution plus radicale. Mais, à côté de cela on a un récit qui peine.
On est bien sur de l’héroic-fantasy classique avec une héroïne qui suit son destin et évolue au fur et à mesure de ses rencontres mais c’est beaucoup trop linéaire. Tout s’enchaîne trop vite par rapport aux nombreux éléments qui sont présents. En fait, l’auteur nous balance plein d’informations mais qui ne sont jamais développées. Cela devient vite lassant et on s’ennuie clairement dans le T2. D’autant plus qu’il n’y a aucune surprise dans le récit. On peut rajouter à cela que les personnages ne sont pas développés ce qui a pour conséquence de ne pas s’attacher à eux, d’autant plus qu’ils passent leur temps à mourir. Même l’héroïne, qui est le seul personnage qui survit à plus de 7 pages, n’a pas droit à un traitement de faveur. C’est simple, j’ai lu les tomes hier et je ne me souviens plus de son nom malgré mon excellente mémoire.
Non, vraiment, il y avait de bonnes idées mais il manque de profondeur au récit pour en faire quelques choses d’intéressant surtout qu’on est déjà à la moitié de la série. Cela me parait compliqué d’effacer tous ces errements avec les deux derniers tomes.
Au niveau du dessin, c’est un peu comme le récit, c’est satisfaisant au premier abord mais si on creuse un peu on voit des problèmes. Les premiers plans sont toujours de bonnes factures mais l’arrière plan est souvent très pauvre.
Comme d’habitude, je vous laisse vous faire votre propre avis mais, personnellement, je ne suis pas sûr de continuer la suite.
Ma note : 3.5/10.

BD : Game Over T21

Critique : Toujours très attendu le nouveau Game Over est là. Rien de neuf pour cette série culte mais quand même quelques éléments à pointer.
Déjà, c’est toujours aussi bon et aussi jouissif à lire. On est quand même sur le 21ème tome donc c’est important de souligner que le niveau est toujours aussi excellent.
Par rapport aux précédents tomes, je note deux choses.
Premièrement, la fin des gags est plus sanglantes qu’à l’accoutumée et ce n’est pas déplaisant loin de là.
Deuxièmement, les gags sont parfois plus réfléchis. Il y en a qui sont tellement « perchés » que j’ai du reprendre les cases précédentes pour bien comprendre.
Ces deux éléments me font penser que Midam et ses acolytes essaient de présenter des gags plus adultes pour plaire aussi à une partie de leur public qui vieilli.
Ma note : 8.5/10.