Film : Les aventures de Spirou et Fantasio (sorti en salle en février 2018)

Critique : Comme beaucoup d’adaptation cinématographique de nos chers BD franco-belge, j’ai attendu longtemps avant d’oser la regarder. Mais bon ici elle passait deux fois à la télé cette semaine donc je me suis laissé tenter en me disant que peut-être j’aurais une bonne surprise. Et bien j’ai bien fait car ce film a d’innombrables qualités … non je déconne c’est de la merde. Il n’y a rien à garder, c’est pourri de la première à la dernière seconde (voir plus puisqu’on a droit à une scène post-générique). La plus grand qualité de ce film c’est qu’il ne dure qu’1h20 et encore ça vous semblera quand même très long. Alors commençons par les rapports avec la BD car oui après le film on peut en douter mais il s’agit bien de l’adaptation du cultissime Spirou et Fantasio. Alors on a les noms des personnages qui sont bien présents, juste les noms car les personnages du film n’ont évidemment rien avoir avec ceux de la BD. Spirou est habillé en groom et il est roux, Fantasio est blond et il a son costume bleu fétiche au début du film … et c’est tout. A part dans l’effroyable Lucky Luke avec Dujardin je ne vois pas une autre adaptation qui utilise aussi peu la BD.Passons au film en lui-même. Le scénario est bidon, aucune surprise et les tableaux se succèdent sans aucun intérêt. Le jeu d’acteur est pitoyable: entre ceux qui jouent mal et ceux qui surjouent on est servi. D’habitude j’arrive à sortir un ou deux acteurs du lot dans ce genre de bouse cinématographique mais là, même en essayant d’être le plus gentil possible, je n’y arrive pas. Et c’est dur d’écrire cela car ce sont des acteurs que j’aime bien. Si il y a Spip qui joue pas mal, mais comme tout le budget est passé dans le cachet des acteurs, il ne fait que de courtes apparitions. Même les effets spéciaux sont ratés, il n’y en a pas beaucoup et pourtant ils sont foirés. Ce n’est pas drôle non plus, là où un Gaston s’en sort pas trop mal grâce à de bons gags pris dans la BD, ici c’est le néant. Vous l’aurez compris on est face à un navet de la pire espèce. Là où ça devient vraiment intolérable c’est que Spirou et Fantasio c’est une BD qui est faite pour être adaptée, tout est déjà présent il n’y a que des légères modifications à faire et avoir un casting ressemblant. Le plus drôle dans cette histoire c’est qu’une BD hors série est parue en même temps que le film et celle-ci est excellente.En résumé une adaptation catastrophique qui ne mérite même pas de passer à des heures tardives à la télé durant les vacances scolaires.

Ma note : 0/10.

Manga fin de série : Promised neverland (série terminée 20)

Critique : J’avais déjà fait une critique de la série après le T14 ( à retrouver sur dans les archives) mais, maintenant que la série est terminée, il est temps de poser un regard global sur celle-ci.Cette série est une bombe, un chef d’oeuvre qui est déjà cultissime dans la communauté du manga. Personnellement il n’y a que « Death note » qui m’a autant captivé. Tout est bon dans cette série. Le scénario est génialissime, le panel des personnages est gigantesque, on est immergé dans l’histoire, le rythme narratif est palpitant et le dessin est très bon. Pour moi, la qualité première c’est le rythme. Il se passe toujours quelque chose et à aucun moment on ne s’ennuie. Dans ce type de manga à série moyennement longue, on a toujours 2 ou 3 tomes dits de transition. C’est-à-dire des tomes où l’action se pose pour replacer un décor ou une nouvelle situation, le tome se terminant sur un gros cliffhanger avant que la série ne soit relancée dans l’épisode suivant. Ici, il n’y a pas de tomes de transition, on a parfois un chapitre (15 pages) qui trouve cette utilité mais c’est tout. L’histoire ne s’arrête jamais d’avancer et, du coup, on reste toujours captivé par le récit. Je pense que cela vient du fait que l’on a un shonen mais qui s’est construit comme un seinen.Forcément, le scénario aussi participe grandement au succès de ce manga. On est sur un scénario futuriste (voir post-apocalyptique) mais qui parait totalement plausible. A aucun moment il n’y a un élément présenté qui n’est pas logique. Même dans les plus grandes séries il y a des moments où on se dit que c’est un peu tiré par les cheveux ou on identifie carrément des incohérences. Ici il n’y en a aucune, tout est logique et raisonné. Mais la plus grande force du scénario c’est d’être toujours surprenant. Jusqu’à la dernière page ce manga m’a surpris.J’adore aussi tous les personnages. Ils ont tous des caractéristiques physiques et mentales différentes ce qui permet de bien les identifier. Chacun à ses défauts et ses qualités mais au final ils finissent tous par être attachants. Grâce à cela et au scénario, on a l’impression d’être à côté d’eux pendant toutes leurs péripéties. Ce qui va induire une grande émotion tout au long de votre lecture. On a souvent la larmichette à l’oeil. Ce qui est intéressant, aussi, c’est que les personnages vont trouver leur utilité. Bien sûr, on a le trio de base qui tire la couverture mais tous les autres personnages sont actifs et utiles à l’histoire. On a aussi de très bons méchants que ce soit du côté des humains ou de celui des monstres. Franchement, si vous n’avez pas encore commencé cette série vous devez impérativement vous y mettre. Et même si vous n’êtes pas adepte des mangas, vous devriez le tester c’est un excellent choix pour débuter et devenir vite accro.

Ma note globale : 10/10.

BD : Comment devient-on raciste ?

Critique : Voici une BD documentaire très intéressante. Via un récit autobiographique l’auteur nous explique, grâce à la mise en scène d’interviews croisées de deux spécialistes, ce phénomène bien trop répandu dans le monde qu’est le racisme. On est vraiment sur du documentaire mis en BD, ne vous attendez pas à des gags pour illustrer les propos mais bien à de la théorie pure. Après c’est bien expliqué et les illustrations sont bien utilisées, cela rend les propos parfaitement compréhensibles pour tous alors que la base théorique n’est pas simple du tout. C’est vraiment un très bon ouvrage qui devrait être proposé dans les écoles secondaires afin de servir de base dans des cours de morale, citoyenneté (et autres appellations) comme ce fut le cas en son temps avec la BD « Jo » de Derib. Une BD à mettre dans les mains de tous les adultes mais surtout des ados pour qu’ils comprennent et puissent combattre ce racisme primaire dont les relans nauséabonds nous agressent bien trop souvent pour le moment.

Ma note : 8/10.

Nouveauté film : Pierre lapin 2 (en salle depuis le 30 juin)

Synopsis : Béa, Thomas et les lapins forment désormais une famille recomposée, mais Pierre a beau faire tout son possible, il ne semble parvenir à se débarrasser de la réputation de voyou qui lui colle à la peau (de lapin). S’aventurant hors du potager, Pierre découvre un monde dans lequel ses menus délits sont appréciés, mais quand sa famille risque tout pour partir à sa recherche, Pierre doit choisir quel genre de lapin il veut être. Critique : J’avais adoré le premier opus qui est pour moi une des meilleures comédies familiales des dernières années. Il était hyper drôle, rempli de gags, assez enfantin mais avec un scénario solide. J’étais donc impatient de découvrir la suite. Après quelques minutes, on comprend vite que le ton a changé entre les deux films. On est clairement sur un divertissement qui va s’adresser plus aux adultes qu’aux enfants. L’humour est toujours là mais la thématique et le fond sont beaucoup plus sérieux. Le doublage français a changé et je pense que c’est aussi à cause de ce changement de style. La voix de Philippe Lacheau ne collait plus avec ce Pierre beaucoup plus sombre. Au niveau des gags, on a un mixte entre les gags pour les petits et ceux qui ne seront compris que par les adultes mais dans les deux cas ça fait mouche et c’est le principal pour une comédie. Pour le scénario, c’est satisfaisant aussi. Il y a plusieurs lignes directrices, les humains et les lapins (animaux) ayant une aventure différente. Les adultes ne seront pas trop surpris de la tournure des événements mais l’effet de surprise devrait marcher sur les enfants. Comme pour tout le film, la fin offrira une morale destinée aux enfants (celle de Pierre) et une pour les adultes (celle de McGregor). Au niveau de l’animation, c’est du beau travail fidèle au premier film.Personnellement, j’ai bien aimé ce 2ème opus même si il est un ton en-dessous du premier. Je regrette que l’on est perdu le côté folie qui était omniprésent dans le 1er film. Mais cela reste une très bonne comédie familiale et avec deux films totalement réussi ça en fait une bonne franchise dont on attend clairement une nouvelle suite.

Ma note : 8/10.

Nouveauté série documentaire : How to Become a Tyrant (disponible depuis le 9 juillet sur Netflix)

Synopsis : Comment devenir un tyran est une série documentaire Netflix basée sur le manuel du dictateur et racontée par Peter Dinklage.Critique : Encore un très bon documentaire à retrouver sur Netflix. Comme le nom l’indique on va nous parler des dictateurs qui règnent ou ont régné durant le XXéme et XXIéme siècle. Comme souvent sur Netflix, ce documentaire est super bien réalisé. La technique utilisée est de raconter l’histoire de ces dictatures comme si on lisait un livre : le manuel du tyran. La série est composée de 6 chapitres (6 épisodes), dans chaque chapitre on s’intéresse à une caractéristique des dictatures avec un dictateur mis en avant (Hitler, Staline, Saddam Hussein, …). Les épisodes sont composés de passages narratifs sur des images d’archives, de commentaires de spécialistes et de courtes animations. On a aussi droit à des petites vidéos humoristiques qui sont intéressantes par le fait qu’elles allègent la lourdeur du récit. Car forcément le sujet n’est pas du tout rigolo, mais le réalisateur évite le piège de tomber dans l’horreur inutile. Les faits sont bien expliqués et les détails les plus glauques ne sont pas éludés mais on ne montre pas des images qui pourraient choquer. Les petits gags visuels et les passages sous forme d’animation sont aussi là pour rendre ce documentaire plus facile à regarder pour un maximum de personnes. C’est un documentaire très complet malgré un temps court au final (6X35min), tellement complet que je ne vois pas une deuxième saison. Un documentaire vraiment très intéressant que je vous conseille de visionner.

Ma note : 9/10.

Nouveauté film d’animation : Luca (disponible depuis le 18 juin sur Disney +)

Synopsis : Dans une très jolie petite ville côtière de la Riviera italienne, un jeune garçon, Luca, vit un été inoubliable, ponctué de délicieux gelato, de savoureuses pasta et de longues balades en scooter. Il partage ses aventures avec son nouveau meilleur ami, mais ce bonheur est menacé par un secret bien gardé : tous deux sont en réalité des monstres marins venus d’un autre monde, situé juste au-dessous de la surface de l’eau…

Critique : Le nouveau Pixar arrive directement sur Disney +, et pour une fois c’est gratuit alors profitons-en. Vu qu’il n’est pas passé délibérément par la case cinéma, je ne m’attendais pas à un Coco mais comme c’est un Pixar je ne m’attendais pas à une bouse non plus. Et effectivement, on a droit à un bon film d’animation mais qui ne boxe pas dans la même catégorie que les ténors de chez Pixar à cause d’un manque d’originalité que ce soit dans son scénario ou dans ces thèmes. Au niveau de l’animation, rien à redire. Il a été conçu comme si il devait ramener des millions de gens au cinéma. C’est fluide, les transformations de « monstres » à humains sont nickels et le rendu de ce petit village italien est juste somptueux. On est sur un film d’animation qui, pour une fois chez Pixar, est vraiment destiné aux enfants. Il n’y a pas cette double lecture qui permet de toucher les grands et les petits. Après si vous avez gardé comme moi votre âme d’enfant ça passe. Sinon l’histoire est drôle, il y a de bons gags, le passage avec le chat est génial. Le scénario fonctionne bien et si le rythme est parfois en dent de scie, la fin est vraiment digne d’un Pixar. Le problème c’est qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil. On retrouve des thèmes déjà mainte fois exploités que l’on retrouve en plus chez des cadors de Disney (La petite sirène, La belle et la bête, Aladdin, …). C’est bien fait donc ce n’est pas très grave mais comme il n’y a vraiment aucun contre pied ou petits twists ça donne vraiment une impression de déjà vu. Un méchant un peu plus charismatique n’aurait pas fait de tord. En résumé, un film familial parfait pour les vacances mais qui n’ira pas titiller les grosses pointures de chez Disney.

Ma note : 8/10.

Jeux de société : Pac-man (jeux de plateaux ; 2 à 5 joueurs ; 10ans +)

But du jeu : Attrapez des fruits, avalez des pilules de puissance pour manger les fantômes et gagnez des points supplémentaires dans ce jeu collaboratif et compétitif !

Critique : Un jeu fort sympathique qui est une très bonne adaptation du plus grand classique des jeux d’arcade. Comme d’habitude, je commence par le matériel. C’est un jeu dont l’installation prend du temps, si vous avez un enfant qui est pressé il vaut mieux lui trouver une occupation le temps que vous montiez le matériel. Le plateau est composé de 5 parties en plastiques durs dans lesquelles il faut mettre des petits bâtons jaunes. Ceux-ci servent de pac-gomme que pac-man va enfoncer durant la partie. Si le plateau offre un bon rendu qui ressemble terriblement au jeu vidéo, l’emboîtement difficile et ces petits bâtons à bouger lors de chaque partie me font douter sur la durée de vie du jeu. Pour les personnages, on a un beau pac-man et les 4 fantômes. C’est du beau matériel qui est bien étudié pour le jeu. Pac-man fait la musique du jeu d’arcade quand il mange les pac-gommes, ça ne fonctionne pas toujours mais c’est un petit plus sympathique. On a aussi des cartes et différents jetons bien illustrés et solides. Les règles sont simples et comme elles sont basées sur le jeu vidéo ceux qui ont déjà joué n’auront aucun problème à les assimiler. Vous pouvez jouer à 2, 3, 4 ou 5 joueurs mais dans tous les cas les manches se feront toujours entre deux équipes. A chaque manche, un joueur prend pac-man et les autres prennent les fantômes. Le joueur pac-man doit faire le maximum de points possible avant de se faire tuer par un fantôme. Quand le joueur 1 a fini avec pac-man, un autre joueur prend ce rôle et ainsi de suite. A la fin, c’est celui qui a fait le plus de points avec pac-man qui gagne la partie. Pour l’avoir testé entre adultes et avec des enfants, je trouve ce jeu vraiment très intéressant car il fonctionne avec tous les publics. Les enfants vont manquer de tactique ce qui va faire des parties longues mais ils vont beaucoup s’amuser et ne pas voir le temps passer. Pour les adultes ça va être très tactique et on va avoir un jeu énergique et un poil stressant. Les parties seront plus courtes car on risque vite de perdre dans les premières parties mais ça permettra d’enchaîner les manches et de devenir vite plus fort car il faut entraîner la gymnastique de son esprit pour réussir à faire de gros score. Etre adepte du jeu vidéo n’est pas forcément un plus car inconsciemment vous allez utiliser votre tactique habituelle mais comme vos adversaires ne jouent pas comme les fantômes du jeu vidéo vous risquez de vite vous faire battre.En résumé, un très bon matériel qui donne un bon rendu mais qui risque de s’abîmer avec le temps. Une très bonne adaptation ludique qui fonctionne avec tous les publics. Un jeu qui peut s’avérer extrêmement tactique pour les adeptes du genre.

Ma note : 8/10.

Jeux de société : Superfly (3 à 5 joueurs ; 8ans +)

But du jeu : Il fait beau ! Il fait chaud ! Un temps parfait pour profiter de l’extérieur. Oui sauf la venue de petits invités inopiné. Défendez vous contre ces petits insectes !

Critique : Un jeu de saison puisque vous allez devoir écraser des mouches avec l’aide de votre tapette. Comme toujours avec la marque Loki on a droit a du très beau matériel. Les cartes et les jetons sont bien illustrés. Mais le matériel le plus extraordinaire c’est bien cette tapette muni d’un dé intégré. Je pense que c’est inédit dans le jeu de société et va donc rendre ce jeu spécial. L’idée est géniale et le rendu de ces tapettes est bon, le seul truc que je trouve dommage c’est qu’elles ne correspondent pas à l’image sur la boite. En effet, sur la boite elles ont l’air très souples alors que dans les faits elles sont rigides ce qui va induire les enfants à l’erreur qui vont forcer sur les tapettes et risquent donc de les casser. Les règles ne sont pas très compliquées par contre les suites de cartes possibles ne sont pas très claires. Le but est donc de faire la plus grande suite avec un maximum de 5 cartes (suite de chiffres, suite de couleurs ou fausse suite complète). Pour cela vous recevez une carte en début de chaque manche et ensuite vous devez taper sur les cartes proposées sur la table. Si vous êtes seul a taper sur une carte, en principe, elle est pour vous. Si vous êtes plusieurs à taper sur la même carte il y a bataille et c’est celui qui a le chiffre le plus élevé qui remporte la carte. Attention si le chiffre du dé est identique a celui de la carte, la mouche est écrasée et personne ne gagne la carte. C’est un jeu où le hasard fera basculé la partie, bien plus que la tactique. C’est très fun et ça plaira forcément aux enfants. On peut enchaîner les parties sans s’ennuyer, ce qui peut permettre à chacun de gagner sa petite partie.

Ma note : 7/10.

Nouveauté série d’animation : Monstres et Cie au travail (les 2 premiers épisodes disponibles depuis hier sur Disney +)

Critique : Depuis hier une nouvelle série a vue le jour sur Disney + : Monsters at work (Monstres et Cie : au travail), elle suivra la logique de Disney + avec un nouvel épisode disponible chaque semaine (le mercredi). Cette série va nous raconter la suite direct de Monstres et Cie. N’étant pas fan de Star Wars et n’étant pas à jour dans les Marvel, mon abonnement Disney + n’est pas très intéressant au niveau des nouvelles séries. J’attends donc beaucoup de cette série d’autant plus que j’adore la franchise Monstres et Cie. Le 1er opus est un de mes Disney préféré et je trouve le préquel très intéressant et bien amusant. Avec seulement deux épisodes on ne peut pas se faire un avis complet mais on a déjà une bonne idée de ce que va nous offrir Disney. Ce début est plutôt sympathique et l’histoire est déjà bien en place. On suit Tylor un jeune diplômé de la monstres académy sorti avec grand distinction du cursus terreur mais qui se retrouve totalement perdu suite aux changements radicaux dans la société. Au lieu de devenir une terreur d’élite, il se retrouve engagé dans l’équipe technique. Dès le départ, on retrouve cette double lecture cher à Pixar avec une histoire drôle pour les enfants et des thématiques très adultes comme le monde de l’emploi. La nouvelle galerie de personnages est déjà bien remplie avec des nouveaux aux bouilles originales et sympathiques. On retrouve bien évidemment aussi les stars ainsi que des personnages tertiaires aperçus dans les deux films. Donc, pour l’instant, les débuts sont encourageants. Cela manque quand même de gags pour le public jeune. Le gros défaut c’est au niveau visuel, il y a des gros ratés dans l’animation où on a l’impression d’avoir deux équipes qui travaillent sur ce projet avec une grosse différence de niveau entre les deux. L’exemple le plus choquant c’est Célia qui est absolument horrible, je ne comprends pas pourquoi on a retravaillé le design de ce personnage qui était très bon pour arriver à un résultat aussi foiré. Rendez-vous dans quelques semaines pour une critique de cette série que j’espère géniale.

BD : Léonie (Spin-off de l’élève Ducobu ; 3 tomes pour l’instant)

Critique : L’élève Ducobu est une série phare qui a marqué l’histoire de la BD jeunesse, mais il faut bien reconnaître qu’on sent un essoufflement (bien légitime) ces dernières années. Du coup, pour rallonger les temps de publication entre les albums, Le Lombard lance des spin-off. On a eu droit, d’abord, à un spin-off sur l’instituteur Latouche qui, sans être extraordinaire, proposait un contenu sympathique. Depuis 2017, on a maintenant un spin-off sur Léonie Gratin. Clairement, on est sur du produit commercial avec un but précis : toucher le public des petites filles. Heureusement que les squelettes ne sont pas un public cible sinon on aurait droit à un spin-off sur Neness le frère de coin de Ducobu. Déjà de base, je trouve cela stupide de vouloir faire un truc pour filles car les filles lisent Ducobu autant que les garçons. Ce qui est plus dérangeant c’est que le niveau est très faible et j’espère vraiment que c’est un manque d’idée et non pas une baisse de niveau prévue car on veut toucher un public féminin. Car oui ce spin-off n’est pas bon et ne fait pas honneur à sa série mère qui est cultissime. Les deux premiers tomes m’avaient déjà laissé sur ma faim car de manière générale le niveau des gags étaient très faible. Mais il y avait quand même de bonnes idées scénaristiques, notamment dans le T2 avec l’arrivée du rivale dans la course à la place de meilleure élève de la classe. Mais avec ce T3 on touche le fond. Les défauts présents dans les premiers tomes sont accentués et il n’y a plus rien d’original au niveau de l’histoire. C’est vraiment dommage car, même si on est avec un produit commercial, il y a vraiment moyen de faire mieux pour proposer un contenu de qualité. Une BD qui va se vendre grâce à son label mais il y a tellement mieux en ce moment que c’est bien dommage de dépenser son argent pour cette BD plutôt que d’autres moins « bancables » mais de meilleure qualité.

Ma note pour le T3 : 4/10.

Ma note globale pour la série : 5/10.