Nouveauté film interactif : Escape the Undertaker (disponible sur Netflix depuis le 5 octobre)

Synopsis : Les New Day survivront-ils aux mauvaises surprises du sinistre manoir de l’Undertaker ? À vous d’en décider dans ce programme interactif spécial sur le thème de la WWE.

Critique : Je ne suis pas un fan des films interactifs de Netflix, mais ici comme on avait un thème d’horreur et que je suis un grand fan de la WWE je me suis laissé tenter.Toujours difficile d’analyser ce genre d’œuvre car il faut décortiquer chaque aspect. Commençons par la thématique, c’est-à-dire l’horreur. Déjà c’est catalogué par Netflix en « 7ans et + » donc ne vous attendez pas à de grands frissons. On est plus sur une ambiance angoissante que vraiment de l’horreur. L’aspect WWE est assez sympa. C’est cool de retrouver l’Undertaker qui, avec sa gimmick, est pour moi le catcheur le plus emblématique de la WWE, bien plus que des Hulk Hogan ou John Cena qui sont plus des stars générationnelles. Le choix de faire participer le New Day est très intéressant car opposer le côté sombre de l’Undertaker à la force positive du New Day ça marche bien. On a aussi droit à des clins d’oeil à la WWE forts sympathiques. L’histoire, c’est du basique mais pour un film interactif de 35min il ne fallait pas s’attendre à mieux. Il joue bien avec les clichés des films d’horreur et l’aspect très nanardesque de certains donc ça c’est drôle. Ce qui est, par contre, complètement pourri ce sont les effets spéciaux. C’est vraiment horrible, je me doute qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de budget pour ce genre de trucs mais là c’est quand même abusé. Les entrées des catcheurs lors des shows sont mieux réussies que n’importe lequel des effets spéciaux de ce film. Au niveau de l’interactivité, c’est un classique du genre avec des choix multiples à certains moments qui te donnent l’impression de créer ton film alors que l’on sait très bien que ça ne change rien au déroulement de l’histoire prévue par le scénariste. C’était déjà comme cela avec ces premiers types de jeux sur PC dans les années 90 et, apparemment, ce n’est pas prêt de changer. Comme d’habitude, il faudra refaire plusieurs fois tout le film si vous voulez découvrir toutes les cinématiques, ce qui rendra cette expérience très longue et ennuyeuse. Donc, on a un résultat sympa mais vraiment pas ouf qui sera agréable à faire si vous voulez juste faire une partie de 35min sans vouloir forcément découvrir tous les secrets du film.

Ma note : 6/10.

BD : Titeuf T17 (sorti en juin 2021)

Critique : Après 4 mois d’attente, j’ai enfin pu mettre la main sur ce nouveau Titeuf en bibliothèque et c’est toujours un grand plaisir de découvrir ses nouvelles aventures. Zep maintient l’idée de créer un album autour d’une petite histoire suivie et non plus un ensemble de gags hétéroclites comme c’était le cas avant. C’était déjà comme cela dans les derniers albums, ça apporte un renouveau et comme ça marche plutôt bien c’est une bonne idée de continuer dans cette voie. Ici on suit Titeuf et Manu lors d’un camps nature (puisque les camps jeux vidéo ça n’existe pas). C’est une bonne idée car Zep surfe sur la vague écologiste qui fonctionne très bien pour le moment et ça offre un gros potentiel au niveau des gags que celui-ci a parfaitement utilisé. En plus, cela permet d’enrichir l’univers des personnages puisqu’à part Titeuf, Manu et Thérèse se sont tous des personnages inédits. C’est vraiment un chouette album, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et il y a vraiment beaucoup de gags hilarants. Il plaira aux enfants et aux adultes qui comme moi continuent de lire les histoires de leurs héros d’enfance.

Ma note : 9/10.

BD : Boulard T8 (sorti fin août)

Critique : Un petit mot sur ce nouveau tome de Boulard car j’avais été un peu dur avec le T7 (voir https://lacritiquedupangolin.com/…/bd-boulard-spin-off…), or j’ai trouvé ce T8 très bon. Avec ce tome, on sent vraiment l’envie d’aller vers un public plus âgé que le public cible habituel des « Profs ». C’est une bonne idée car ça va permettre de toucher plus de lecteurs avec l’ensemble de la franchise. Pourquoi je parle d’évolution dans l’âge du public ? Car le thème choisit pour ce 8ème tome c’est la mise en ménage et ce n’est clairement pas un sujet destiné aux enfants du primaire. Le thème est vraiment bien abordé (ça sent le vécu) et les auteurs ont évité le piège de nous pondre des gags bien trop faciles sur le sujet. C’est bien drôle, j’ai passé un bon moment lors de cette lecture et les auteurs ont astucieusement conclu l’album pour pouvoir repartir avec un nouveau tome sans s’encombrer de celui-ci. C’est bien joué, bravo.

Ma note : 8/10

Nouveauté BD : Les petits mythos T12 (sorti le 29 septembre 2021)

Critique : Voici mon amis sur le T12 des petits mythos, série dont j’ai déjà fait une critique générale que vous pouvez (re)lire via le lien suivant (https://lacritiquedupangolin.com/…/bd-les-petits…/). Les auteurs ont gardé l’idée de thématique pour chaque album et ici c’est le dieu Hermès qui est mis à l’honneur. Si ça reste un bon album avec pas mal de gags intéressants et de nombreuses sources documentaires à exploiter, il faut reconnaître que le niveau est en baisse. La mythologie grecque est certes riche mais toutes les histoires ne dégagent pas la même ardeur et Hermès malheureusement n’est pas forcément le plus folichon des personnages de la mythologie et c’est peut-être pour cela que ce tome est moins clinquant. Ça ne fera pas pâlir le niveau global de la série qui reste excellent mais il ne faudrait pas que ça se répète.

Ma note : 6/10.

Nouvelle série BD : Wat (T1 sorti en mai 2021)

Critique : Voici la nouvelle série de chez Bamboo où l’on retrouve une fée qui, à cause d’un humain, perd ses ailes et se retrouve dans une histoire rocambolesque et fantastique dont elle se serait bien passée. On retrouve au commande un duo connu de chez Bamboo avec à l’écriture Cazenove (le Cauvin de chez Bamboo) et au dessin William. Ce duo est, notamment, celui des « Sisters » et de « Tizombi ». D’ailleurs ce personnage de Wat est connu graphiquement des fans des « Sisters » car on la croise en figurine ou en costume dans de nombreux gags de la série et le design du personnage est tout à fait celui de la meilleure amie de Wendy. On retrouve d’ailleurs plusieurs clin d’oeil aux « Sisters » dans cet album avec, par exemple, le doudou de Marine. Alors est-ce que celle nouvelle série est au niveau de ses grandes soeurs ? Pour moi c’est un non catégorique. Ce premier tome est vraiment balbutiant et en recherche continue ce qui ne donne pas envie de découvrir la suite. Ici nous avons une histoire suivie divisée en chapitre (division qui n’apporte rien du tout) et non pas sous forme de gags. Il s’agit bien d’une aventure fantastique et non pas d’une série humoristique. Je crois que c’est le 1er problème car Cazenove excelle dans les gags mais a plus de mal pour les histoires suivies. Un autre souci, c’est que je n’arrive pas à dégager un public cible. A la base, l’univers me faisait pencher vers la BD pour petite fille (fin de primaire) mais, au final, l’histoire est assez dure et le design sexy de certains personnages féminins m’envoient plutôt vers la BD pour ado. Cette BD devrait donc être tout public mais, pour moi, aucun des publics ne sera satisfait. L’histoire est bien trop faible même pour un premier tome. A aucun moment je n’ai vraiment été transporté dans l’histoire et j’ai d’ailleurs mis beaucoup de temps pour lire l’entièreté de l’album. Si le manque de consistance été du à une mise en place lente du récit, j’aurai accepté car pour un premier tome ça aurait pu être justifiable. Mais ce n’est même pas le cas, tout est présenté et vite expédié. On n’a pas le temps de bien rentrer dans l’histoire et de bien suivre son cheminement psychologique qui se veut philosophique en plus. Pire, cette rapidité dans les faits ne permet pas de s’attacher aux personnages. Je rajouterai que la succession des évènements est totalement bidon. Vous l’aurez compris je n’adoube pas cette nouvelle série qui est, selon moi, le premier échec pour le duo Cazenove/William. Je lirai peut-être le second tome par curiosité mais ce n’est vraiment pas sûr.

Ma note : 2/10.

Manga fin de série : # cookingKarine (série terminée en 3 tomes)

Critique : J’avais déjà fait une critique suite à ma lecture du tome 1 (à (re)lire sur https://lacritiquedupangolin.com/, voici mon avis après la lecture des 3 tomes. Pour rappel, il s’agit d’un shojo (manga pour fille) adapté pour les plus jeunes (9-10 ans) où on suit Karine une fan de cuisine qui participe à un concours lancé par une plateforme de vidéo (style Youtube). Le dessin est vraiment sympa et utilise très bien les caractéristiques du shojo.Les personnages sont attachants et on suit, du coup, leurs histoires avec beaucoup d’intérêt. Comme on est dans un shojo classique même les « méchants » ont un côté sympathique. Une des forces du mangaka, et du récit par effet de corrélation, c’est d’arriver à développer plein de choses en très peu de pages (3 tomes seulement pour rappel). C’est vraiment à souligner car ce n’est vraiment pas facile, il y a de nombreuses séries où il faut 1 voir 2 tomes pour que l’histoire avance réellement. Ici, on est plongé directement dans l’histoire et avec très peu d’éléments on s’attache aux personnages. Cela aurait pu être plus long mais on aurait sans doute perdu ce côté très énergique que possède le récit.L’histoire est bien montée avec une bonne intrigue poussée. On retrouve de nombreux éléments perturbateurs malgré un schéma narratif répétitif. Les 3 tomes ont un style différent au niveau de l’histoire. Le 1er pose, forcément, le décor mais l’auteur y insuffle aussi beaucoup de vie. On va donc avoir énormément de choses à découvrir avec des détails qui paraissent anodin mais qui se révèle important après la lecture du 3ème tome. Le 2ème tome est celui qui est le plus ennuyeux car on a vraiment un schéma narratif clair et répétitif sans grandes surprises tout au long de ce tome. Le 3ème tome est hyper surprenant. J’ai vraiment été étonné par certains dénouements que je n’avais vraiment pas vu venir.En résumé, c’est vraiment un bon manga qui possède de nombreuses qualités et qui est très intéressant par son format court. Bien qu’il s’agit d’une histoire écrite pour des filles, j’estime qu’il peut être lu également par les garçons et par les adultes. Toute la famille devrait trouver du plaisir lors de cette lecture.

Ma note : 8.5/10.

Comic : Locke and key (série terminée en 6 tomes)

Critique : La saison 2 arrivant bientôt sur Netflix (pour (re)lire la critique de la saison 1 rendez-vous sur https://lacritiquedupangolin.com/ ), je me suis dis que ça serait une bonne idée de lire le comic avant. Et qu’est-ce que je suis content de l’avoir fait car c’est génial. J’ai adoré à un point qu’il m’était difficile de redéposer les tomes. Locke and key est une série qui mélange plusieurs style : l’horreur – le fantastique – le thriller (psychologique). Le dessin est vraiment bon, moi qui ne suis pas fan du dessin américain j’ai vraiment bien apprécié celui-ci. Le design des personnages est vraiment très intéressant. Il est certes très spécial mais offre une panoplie de visages aussi diversifié que le grand nombre de personnages qui existent au sein de la série. Il y a aussi un très gros travail sur les couleurs qui apporte un vrai plus au comic. Selon les événements, la panoplie des couleurs est très différente avec des changements drastiques selon les évènements. Ce qui fait la force de Locke and Key, c’est bien sûr son scénario. Il est tout simplement génial et nous tient en haleine tout au long de l’histoire. Pour moi il est parfait avec une montée en puissance graduelle, qui correspond aux découvertes des clés, et un final des tomes paires (2-4-6) toujours explosif. Je sais qu’ils existent beaucoup de critiques négatives sur la fin mais moi je l’ai trouvée géniale. En dehors du fait que cela devient assez systématique de la part des gens d’incendié une oeuvre pour sa fin à partir du moment où ce n’est pas celle que l’on attendait, je ne vois pas ce qu’on peut lui reprocher. Pour moi on n’a aucune incohérence mais un switch ce qui n’est pas plus mal car ça change toute la vision du méchant. On peut à la limite reprocher le coup de magie concernant Bode mais c’est tout. Le final est hyper surprenant et sanglant et j’aime ça. Une série que je ne peux que conseiller.

Ma note : 9.5/10.

Nouveauté jeux télévisé : Total metal (Metal Shop Masters en VO ; disponible sur Netflix depuis le 10 septembre)

Critique : J’adore les jeux télévisés en mode concours comme Top chef, Meilleur pâtissier, etc et je peux passer des heures sur Abxplore à regarder des programmes comme Storage wars ou Le meilleur forgeron. Alors, quand j’ai vu cette nouveauté sur Netflix je me suis senti obligé de regarder et après visionnage je suis content d’avoir tenté le coup. Donc, Total Metal c’est une saison qui comporte 6 épisodes de 35 minutes où des forgerons/métallurgistes répondent à des défis de sculpture lancés par des juges. Le gros point positif, c’est le talent des candidats, les oeuvres qu’ils font sont extraordinaires. Les deux finalistes notamment ont créé des trucs fabuleux. Je ne suis pas un grand amateur d’art mais là j’ai vraiment vu des trucs magnifiques. Pour revenir aux candidats, ils sont assez sympas on n’a pas de cas sociaux comme dans d’autres émissions du genre. Les épreuves sont très variées ce qui proposent une grosse diversité dans les oeuvres. On a un présentateur typique de ce genre de programme américain c’est à dire sympathique mais loufoque qui aime bien les blagues pourries. Par contre, je n’ai pas trop aimé les deux juges que j’ai trouvé très condescendants. En plus, ils ont une façon de juger, notamment dans les épreuves par équipes, très bizarre. En résumé, un programme très chouette à regarder pour ceux qui aiment les jeux télévisés qui font appel à des notions manuelles et d’arts.

Ma note : 7.5/10.

Film d’animation : Chasseurs de Trolls : Le réveil des Titans (disponible sur Netflix depuis le 21 juillet)

Synopsis : Les héros des séries « Chasseurs de Trolls », « Le trio venu d’ailleurs » et « Mages et Sorciers » s’allient pour combattre l’Ordre de l’Arcane.

Critique : Après les trois séries qui nous offraient des mondes différents, Del Toro nous propose un film pour clôturer l’histoire des « Chasseurs de Trolls ». S’il n’y avait pas cette fin stupide, j’aurai dit que ce film finalisait magnifiquement bien cette superbe série mais les dix dernières minutes me font revenir sur mon jugement. D’abord, un film qui clôture la série en réunissant les héros des trois univers c’était une bonne idée. Le film est bien construit et tous les personnages ont leur utilité donc c’est cool. On a droit à un dynamisme digne des blockbuster avec un côté à la Avengers où l’action monte crescendo, avec des équipes qui attaquent sur différents points, des personnages qui se sacrifient pour leurs compagnons et un final où tout le monde se retrouvent pour le dernier combat. Tout ça c’est bien aussi. On sent que la série a évolué avec maintenant un univers plus noir, un peu comme dans un Harry Potter. Il y a des trucs un peu chelou comme avec la brute qui est « enceint » ou avec les combats de titans qui ressemblent à des combats de mégazords mais ça passe. On avait donc un très bon film jusqu’aux dix dernières minutes qui gâchent tout. On a droit à une mort pourrie et une idée bien pourrie qui détruit tout ce qui c’est passé avant. Avec cette fin, c’est comme si les 6 saisons n’avaient servi à rien et c’est très très frustrant. La fin m’a vraiment dégoûté et ma note va baisser drastiquement à cause de cela.

Ma note : 6/10.

Nouveauté film : Nos pires amis (disponible depuis le 27 août sur Disney +)

Synopsis : Un couple collet monté fait au Mexique la connaissance de deux fêtards en quête permanente de sensations fortes.

Critique : Voici un film sur lequel on ne sait pas trop quoi dire car il n’est ni bon ni mauvais. C’est typiquement le genre de film qu’il ne faut surtout pas payer pour voir car il ne mérite pas que l’on débourse des sous mais qui sera parfait pour regarder peinard dans son canapé après une journée bien fatigante. Une histoire où on voit deux couples totalement différents se rencontrer, se détester et puis s’apprécier c’est du connu mais ici c’est amené différemment ce qui empêche cette impression de déjà vu. La bonne idée c’est de prendre un contexte de vacances ce qui permet au couple calme de vite rentrer dans le game avec cet espoir que tout ce qui se passe en vacances restera en vacances. Après cela, il n’y a pas de grandes surprises et le film garde un rythme classique, pour ce genre de comédie, où on voit l’arrivée des évènements perturbateurs à des kilomètres. Dans l’ensemble, c’est drôle mais comme pour l’ensemble du film il n’y a rien d’extraordinaire. Il n’y a rien d’hilarant mais on n’accumule pas les blagues bien pourries comme dans les comédies françaises. Au niveau des acteurs, ça va aussi. Forcément, ça surjoue mais c’est les caractéristiques des personnages qui veut cela. C’est intéressant de voir John Cena dans un film d’humour plutôt que dans les gros blockbusters d’action où on le retrouve habituellement. C’est étonnant qu’on n’ait pas un message attention de la part de Disney quand on lance le film qui met en garde contre l’abus d’alcool et de la drogue. Alors que je ne m’attarde pas sur ce genre d’élément d’habitude, ici je trouve vraiment abusé la consommation massive d’alcool et de drogue des personnages. C’est tellement fréquent dans le film et omniprésent dans les premières minutes que ça en devient choquant. Donc voilà un film moyen à regarder chez soi quand on ne veut penser à rien.

Ma note : 5.5/10.