Film : Jungle cruise (sorti en salle le 28 juillet)


Critique : Vous aimez « Indiana Jones » ? Vous aimez « Pirates des Caraïbes » ? Si la réponse est OUI ce film est fait pour vous. J’ai adoré ce film et honnêtement j’ai beau chercher je ne lui trouve pas de défauts. A part si vous n’aimez pas le genre aventure et humour au second degré vous ne pouvez pas détester ce film et comme ça serait totalement idiot de regarder Jungle Cruise en ne supportant pas ce style tout le monde devrait l’aimer. Visuellement, il est splendide. Les décors sont somptueux, les costumes magnifiques et il n’y a rien a reprocher aux effets spéciaux qui sont ce qui se fait de mieux en ce moment. Le scénario est bon. L’aventure est palpitante, j’ai été réellement surpris par la tournure des événements. L’évolution des personnages est très intéressante. Il y a une certaine cohérence dans le déroulement du récit, le scénariste ne s’est pas contenté du fameux « c’est magique » pour tout justifier. Grâce à tout cela on ne s’ennuie jamais et on ne voit pas les 2 heures passer. On retrouve tout ce qui fait le charme des films d’aventure avec de très bons moments d’action. Mais en plus de cet aspect, on rigole bien durant ce film. On a pas mal de gags ou de situations cocasses qui amènent un rire facile. Moi qui adore les bons vieux jeux de mots je suis servi, le film en est rempli. Le jeu d’acteur est aussi un point fort. Rien d’étonnant de la part d’Emily Blunt qui sait tout jouer. Dwayne Johnson a encore un rôle taillé sur mesure, il incarne donc parfaitement Frank. Mention spéciale pour Jack Whitehall que j’ai trouvé génial, il a le rôle le plus complexe (son personnage évoluant constamment) et s’en sort à merveille.L’attraction Jungle Cruise n’étant pas présente à Disneyland Paris je ne peux donc pas juger du lien direct entre celle-ci et le film mais d’après ce que j’ai vu dans le documentaire « Les coulisses des attractions » l’univers est bien respecté notamment par la scène qui introduit le personnage de Frank.Voilà donc un excellent film que je conseille vivement. Celui-ci n’aura pas la note maximal juste parce que ce n’est pas un film tout public et qu’il reste cadenassé dans un genre très précis.

Ma note : 9.5/10.

Nouveauté film : Encanto (en salle depuis le 24 novembre et sur Disney + depuis le 24 décembre)

Critique : Avec des réalisateurs qui ont déjà prouvé leur talent (Zootopie, Raiponce ou encore Vaiana) et au vue de la bande annonce, j’avais beaucoup d’attente sur le nouveau Disney. Autant le dire tout de suite mes attentes n’ont pas été comblées et je ressors très déçu de mon visionnage.
Attention ce n’est pas un mauvais film d’animation mais comme tous les Disney de cette décennie, il est trop juste par rapport aux standards attendus. Surtout quand on voit la pléiade de chefs d’oeuvre que Disney a conçu dans les années 2010. Autant les derniers live-actions sont plutôt cools, autant les derniers vrais Disney sont trop légers. « En avant », « Soul », « Raya », « Luca » et maintenant « Encanto » sont tous bons mais ils manquent tous de cette vrai note de magie que doivent avoir les films Disney. Cela devient inquiétant, d’autant plus que les autres grosses entreprises de films d’animation pour la jeunesse continuent de sortir de grosses productions supérieures aux films précités.
Bref, revenons à « Encanto » qui met en scène une famille magique dont tous les membres possèdent des pouvoirs tous sauf le boulet de la famille : Mirabel. Mirabel c’est d’ailleurs le premier problème : ce personnage est très énervant et au final hyper caricatural. J’avais lu que c’était la première héroïne portant des lunettes pour que les petites filles qui en portent puissent s’identifier aussi à une héroïne de Disney. Alors autant pouvoir s’identifier à Pocahontas, Vaiana, Rebelle, Tiana je peux comprendre l’intérêt. Autant s’identifier à une fille qui est la rejetée de la famille, qui est une gourde qui foire tout, qui est la plus laide, la seule qui ne sait pas chanter, qui est chiante (il faut bien le dire) là ça devient beaucoup plus difficile. Sa seule qualité c’est qu’elle est gentille et veut bien faire, mais quand quelqu’un cumule autant de défauts et qu’on dit de lui qu’il est gentil, en général, ce n’est pas vraiment un compliment. C’est fou que Disney est foiré cela, eux qui essaie depuis des années de plaire à toutes les communautés en foutant des noirs, des handicapés, des gays, … partout dans les films alors que souvent cela n’a aucune utilité, ici ils avaient enfin une héroïne avec des lunettes et ils en ont fait une caricature. En plus, en français il faut rajouter le doublage. Sa voie est agaçante et quand elle chante c’est une horreur. Les chansons c’est justement l’autre gros problème de ce film car elles sont nulles et pour un Disney c’est un gros défaut. On dirait des chansons de vieilles comédies musicales où les acteurs parlent en musique mais sans vraiment chanter. Et c’est dommage car ces passages sont bons musicalement et visuellement ils sont super mais les voix ça cassent tout. Du coup, quand une nouvelle chanson commence on se dit « putain, pas encore ».
Le dernier gros « fail » c’est une nouvelle fois l’absence d’un vrai méchant. Un bon gros méchant ça fait souvent un bon Disney. C’est d’ailleurs un problème que l’on retrouve dans tous les films de ce début de décennie, tous ces films a qui ils manquent quelque chose justement. « Soul » « En avant » et « Encanto » pas de méchant, chez « Raya » c’est une boule et chez « Luca » c’est un gosse attardé. C’est bizarre cette mode du « non méchant » qui est totalement en contradiction avec le marketing de Disney qui fait une hype terrible sur les méchants classiques.
A part ces 3 gros défauts, le reste ça va. Le film en lui-même est distrayant. Le scénario est pas mal du tout et réserve quelques surprises. Les messages véhiculés sont intéressants. Les autres personnages sont cool, celui de Bruno est vraiment génial et il est merveilleusement doublé par José Garcia. L’humour ça passe mais ça manque de gags pour les enfants. Il y a des capybaras (oui c’est un point positif). Et visuellement, c’est juste magnifique.
A voir quand même si les enfants trouveront leur compte car comme « Soul » c’est un Disney qui fait plus adulte que jeunesse. Je pense que ça manque de gags simples pour compenser la morale et l’univers qui est au final destiné aux adultes. La double lecture est trop mince. Le génialissime « Coco » avait aussi un monde plus adulte mais à côté de cela il y a avait une pléiades de gags et d’excellentes chansons qui raccrochaient les enfants au film continuellement.
Comme tous les Disney, il faut voir « Encanto » au moins une fois c’est sûr, mais est-ce qu’il mérite de passer en boucle dans les maisons comme certains grands classiques ? Pour moi la réponse est non.
Ma note : 6/10.

Manga : L’étrange noël de Zéro (1er tome paru le 17 novembre, prévu en 2 tomes)

Critique : Nobi nobi propose une suite inédite à « L’étrange noël de Mr Jack » où le chien fantôme Zéro est le personnage principal.
Le pitch : Jack continue ses expériences sur les mondes des fêtes, malheureusement l’une d’entre elle tourne mal et Zéro est aspiré dans le monde de « Christmas town ». Si Zéro n’est pas retrouvé Halloween n’aura pas lieu.
Difficile de créer une suite, même dans le cadre d’un court manga, à l’iconique « L’étrange noël de Mr Jack ». Cela se confirme ici car le résultat n’est pas grandiose. Ce premier tome manque de consistance, on enchaîne les pages très vite sans vraiment rentrer dans l’histoire. Le choix de mettre Zéro en avant n’était peut-être pas la bonne idée car si c’est un personnage qui plaît aux enfants il n’a, au final, que très peu d’utilité dans l’histoire originale. C’est un personnage très lisse et l’auteur ne comble pas ce vide dans cette histoire. Les autres personnages présents sont Am, Stram et Gram. Ceux-ci vont bien sûr accumuler les bêtises et mettre le bordel à Christmas town. C’est encore un élément prévu pour les enfants mais ça n’apporte rien et ce n’est pas très drôle. En plus comme le graphisme de « L’étrange noël de Mr Jack » est très particulier, le rendu en manga n’est pas forcément très net et on ne comprend pas tout aux scènes.
C’est dommage car avoir une suite en manga ça aurait pu être génial mais le fait de trop l’édulcorer pour plaire aux enfants ça gâche un peu l’univers si particulier inventé par Tim Burton. A voir si le deuxième tome rattrape les défauts que je viens d’énoncer.
Ma note : 4.5/10.

Film : L’appel de la forêt (sorti en salle le 19 février 2020)

Critique : C’est l’un des premiers films qui fut impacté par le Covid lors de sa sortie en salle, quand on voit que presque 2 ans après rien n’a changé pour la culture, et le cinéma en particulier, on est en droit de se poser des questions. Enfin bref, j’ai découvert ce film hier à la télé et je n’avais pas d’attente particulière. Le rendu et le script me paraissait pas mal donc je m’attendais à un bon film mais sans plus. Finalement j’ai été agréablement surpris.
Avant d’attaquer la critique, je tiens à signaler que je n’ai pas lu ce grand classique de la littérature et que donc j’analyserai ce film en tant que pur oeuvre cinématographique et non en tant qu’adaptation.
Le pitch : on suit Buck un chien favorisé de Californie qui est kidnappé et vendu dans le Yukon pour servir de chien de traîneau lors de la grosse ruée vers l’or des années 1890.
La première chose qui va frapper les spectateurs c’est les images de synthèses (motion capture je suppose) qui servent à animer Buck et les autres chiens. Je trouve que cette formule donne toujours un rendu assez limite qui jure avec le côté réaliste de l’oeuvre. Cela saute vite aux yeux et c’est assez dérangeant, d’autant plus que c’est, pour moi, le seul gros défaut du film mais comme ça marque l’esprit dès la première minute on a du mal à passer au-dessus. A côté de cela, tout ce qui touche au visuel est génial. Le cadre est splendide, ces grandes étendues sont magnifiques et ça donne envie de les découvrir en vrai. Même pour quelqu’un comme moi qui déteste voyager. Les costumes et le reste des décors sont aussi de très bonnes factures et donnent un vrai bon rendu à ce film.
L’histoire m’a vraiment plu avec cette quête de soi (celle de Buck mais aussi celle de Thornton) qui suit un schéma narratif simple mais terriblement efficace. Comme dis plus tôt, je ne sais pas si c’est une bonne adaptation, mais on sent clairement que la base est un ouvrage d’exception écrit par un des grands noms de la littérature : Jack London. Le film est court pour ce genre d’ouvrage (1h30) mais cela offre un film plein. On n’a pas de temps mort, l’histoire est palpitante de bout en bout. La grande force du récit et de la réalisation, c’est l’émotion qui se dégage de ce film. Du premier incident (+ ou – après 10min) jusqu’à la fin, on est submergé par l’émotion. Et là où c’est vraiment fort c’est qu’on a un chien en motion capture ce qui donne un caractère moins réaliste qu’un vrai chien (forcément) et donc altère le côté émotionnel.
Belle performance au niveau acting où on retiendra surtout le jeu très juste d’Harrison Ford et d’Omar Sy.
Un film qui m’a vraiment séduit et que je vous conseille, personnellement je compte le revoir, en streaming ou en DVD, pour mieux en profiter sans les putain de pubs de RTL.
Ma note : 9/10.

BD : Lanfeust de Troy T9 (disponible en librairie depuis le 03 novembre)

Critique : Pour mon plus grand plaisir Lanfeust est de retour dans une version plus classique. Après 21 ans d’arrêt, la série Lanfeust de Troy reprend sa numérotation et je dis bien numérotation car ce tome 9 n’est pas la suite du T8 mais bien la suite de la série Lanfeust Odyssée. Faut reconnaitre que c’est un concept bizarre de reprendre la numérotation de ta première série alors qu’il y en a eu 2 autres après. Mais je peux comprendre car on sent vraiment une envie de revenir aux sources en se rapprochant de l’univers original. D’ailleurs, pour la première fois, on a une histoire complète en un seul tome comme c’est toujours le cas dans l’autre série phare de l’univers Troy : « Trolls de Troy ».
Donc le pitch : après les derniers événements de Lanfeust Odyssée, ce dernier s’est retiré de la vie publique pour reprendre son rôle de forgeron itinérant. Mais lorsqu’un danger plane sur le monde de Troy, la nouvelle sage d’Eckmüll envoie Hébus chercher Lanfeust pour trouver et régler le problème.
Ce nouveau tome est très rafraichissant, j’ai beaucoup aimé ce retour aux sources. On retrouve les deux personnages phares et ce qui faisait le charme des premières aventures sans ce côté agaçant du cliffhanger qui nous oblige à attendre 1 an pour découvrir la suite. Les nouveaux personnages introduits sont intéressants et nul doute qu’ils apporteront un plus pour les futures aventures. L’histoire présentée est bien avec une bonne alchimie entre l’humour et l’action ce qui a toujours été un aspect important de cette série cultissime. On sent quand même qu’un Lanfeust en un tome c’est une première, le mystère est vite dissipé et la fin est précipitée. C’est le seul bémol pour moi mais comme c’est vraiment un changement radical dans la série je pardonne … pour cette fois.
Commercialement, cette reprise de série est une idée de génie et comme la qualité est au rendez-vous je donne ma bénédiction à cette résurrection de Lanfeust de Troy.
Ma note : 8/10.

Manga nouvelle série : Yuzu, la petite vétérinaire (1er tome paru le 13 octobre)

Critique : Encore une nouvelle série bien sympathique parue chez Nobi Nobi.
Le pitch : Yuzu, dont la mère est malade, se retrouve chez son oncle qui est vétérinaire. Alors qu’elle n’a pas de bons contacts avec les animaux, elle se retrouve obligée de devenir assistante vétérinaire.
C’est un manga accessible à partir de 8ans. Bien qu’il n’est pas genré par Nobi Nobi officiellement, c’est clairement un shojo au vue de son dessin et de cet atmosphère très mignonne (kawaï).
L’histoire proposée est vraiment cool. Malgré le sujet, c’est assez drôle notamment grâce à Sora le Chihuahua aussi mignon qu’agressif. La lecture est facile et on passe un bon moment. L’aspect très mignon de la série cache, en fait, un thème bien plus profond : la psychologie de l’enfant et des animaux. En effet, chaque petite histoire est basée sur un problème psychologique (l’impression d’abandon, l’acceptation d’un décès, …). C’est très bien traité et cela donne des conseils aux enfants sans qu’ils s’en rendent compte. L’aspect vétérinaire est plus en retrait. Akihito, le tonton véto, donne bien des diagnostiques et quelques explications sur les maladies mais c’est tout. A aucun moment, on ne verra une opération ou les soin. Ca passe au second plan car la priorité c’est Yuzu et sa grande force psychologique.
Attention que derrière la mignonnerie de l’histoire on parle quand même de sujets durs donc tristes. La première histoire est d’ailleurs un drama donc il est important que les parents accompagnent la lecture des enfants les plus émotifs et puissent ensuite parler avec eux de ces thèmes si cela fait ressortir des souvenirs douloureux.
Personnellement, j’ai bien aimé ce nouveau manga et je le recommande. La suite arrive bientôt et la série est prévue en 7 tomes pour info.
Ma note : 8/10.

BD : Camélia face à la meute (disponible depuis le 1er octobre 2021)

Critique : Une BD forte qui traite habilement d’un sujet important dont il faut parler : le harcèlement scolaire.
Bamboo avait déjà traité le sujet dans une autre BD « Seule à la récré » (déjà avec Bloz au dessin), c’était un très bon album avec un bon dossier pédagogique pour expliquer la problématique mais qui restait « soft » en s’adressant à un public jeune (primaire).
Ici, les auteurs s’adressent aux ados avec un harcèlement très violent. Le sujet est vraiment bien travaillé avec une histoire qui montre bien toutes les étapes du processus et les différentes façon de le faire subir aux victimes. Ce que j’aime bien dans cette histoire c’est que les auteurs montrent que le fond du problème est souvent plus complexe qu’il n’y parait. Par exemple, comprendre que les harceleurs sont parfois des victimes aussi. Comme toujours chez Bamboo la BD se termine avec un bon gros dossier pédagogique très bien fait.
Une BD à mettre entre toutes les mains et qui devrait être lue en classe (comme Jo à l’époque) car le harcèlement n’est pas un mythe mais une réalité.
Ma note : 9/10.

BD : Alix senator T12 (paru le 22 septembre 2021)

Critique : Après deux excellents tomes (voir mes précédentes critiques (https://lacritiquedupangolin.com/…/alix-senator-t10-la…/ https://lacritiquedupangolin.com/…/bd-alix-senator-t11…/), on a droit à une grosse rechute avec ce T12.
Sans être mauvais cet épisode retrouve les défauts des premiers tomes avec un récit peu emballant, très lent et finalement pas très intéressant. Bizarrement, cela coïncide avec le fait qu’on a de nouveau une histoire à suivre et non plus une histoire complète.
Le pitch : Alix, pour sauver une nouvelle fois Enak, part en mission pour les égyptiens. Mission qui consiste à retrouver les os du dieu Osiris.
En plus du fait que le récit soit très moyen, il est rempli d’anachronisme. Quand on est chez Astérix ça passe car ça fait partie du genre mais chez Alix c’est plus difficile de l’accepter. Tout autour des dinosaures est totalement faux avec notamment la présence d’os de T-rex et autres dinosaures n’ayant jamais foulé le sol de l’Afrique.
C’est dommage que les problèmes de cette série reviennent comme cela après deux tomes réussis qui furent plébiscités par les critiques.
Ma note : 5/10.

Nouveauté film : Red notice (disponible depuis le 05 novembre sur Netflix)

Critique : « Red notice » bat tous les records sur la plateforme Netflix depuis sa sortie le mois passé. Est-ce que ce film mérite réellement son succès ? Pour moi la réponse est un OUI catégorique.
On a droit à un film d’action décomplexé qui fonctionne plus comme une bonne comédie.
Le pitch : John Hartley, profiler au FBI, se retrouve piégé par la voleuse professionnelle « le fou ». Il est maintenant obligé de s’allier à Nolan Booth, un autre voleur professionnel, pour arrêter « le fou » et se sortir de ce guêpier.
Vendu comme un film d’action, « Red notice » est bien plus complexe que cela. Si, pour vous, l’action se résume à des « Fast and Furious » ou « Tyler Rake » (pour prendre une référence Netflix) vous allez être déçu. Ici, pas de scènes surréalistes avec des dizaines d’explosions et un héros qui abat des méchants par centaine mais plutôt des passages très chauds disséminés avec parcimonie durant tout le film. Il y a d’ailleurs une bonne dose de second degrés dans tous ces moments d’action où on sent que le scénariste à voulu jouer avec les stéréotypes du genre, et il faut bien reconnaître que ça marche. J’ai l’impression que le but était de pencher vers un film plutôt tout public que vers un film action/thriller pur et dur qui ne doit pas, normalement, être vu par les plus jeunes. Un des éléments qui me fait penser cela c’est qu’on ne voit aucun mort, soit les ennemis sont simplement mis hors course sans effusion de sang soit ce n’est pas montré.
Si les scènes d’action sont pas mal, c’est surtout l’humour que j’ai retenu de ce film. A côté des aspects parodiques, il y a vraiment plein des moments très drôles et de bons jeux de mots. L’humour est principalement amené par Booth (Ryan Reynolds) mais les autres personnages ont aussi droit à leur moment.
L’histoire à une base simple, 2 ennemis qui doivent s’associer pour en battre un 3ème ; c’est du classique. Mais, le scénario comporte quand même quelques bonnes idées et on sera surpris plusieurs fois par la tournure des événements. On a aussi droit à un double twist final assez sympa.
La performance des acteurs est un gros point fort. Certes Dwayne Johnson et Ryan Reynolds ont des rôles taillés sur mesure pour eux mais ils le font super bien donc rien à redire. La prestation de Gal Gadot est aussi intéressante et même surprenante pour moi. Je ne l’a connait que dans son rôle de Wonder Woman où son jeu d’actrice est totalement catastrophique et se résume à « femme sexy aux belles courbes pouvant rentrer dans un costume moulant », à sa défense les films sont tellement mauvais que c’est difficile de performer dans ces conditions. Mais, ici, elle joue vraiment bien et prouve qu’elle est une vrai actrice.
« Red notice » est donc une belle surprise que je recommande. Vu le succès, une suite est déjà annoncée, je suis bien sûr preneur mais j’espère que les auteurs ne tomberont pas dans la facilité et que le second opus sera aussi intéressant que le premier.
Ma note : 9/10.

Manga : Dans l’ombre de Creamy (3 tomes disponibles pour l’instant)

Critique : Comme c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, on retrouve régulièrement des classiques des années 80/90 dans nos librairies au rayon des nouveautés. Il existe trois possibilités pour ressortir un classique. Soit on le réédite à l’identique en changeant juste la couverture et/ou le format. Soit on réécrit totalement l’histoire en prenant le risque de fâcher les fans de la première heure. Soit on trouve une idée originale que l’on implante dans le récit initial. Ici, c’est la troisième option qui a été choisie.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Creamy Mami ( ou Merveilleuse Creamy en français) est un manga cultissime adapté en anime en 1983 et arrivé à la télévision française en 1988. C’est une des premières magical girl et joui encore maintenant d’une grosse côte de popularité. En tant que garçon des années 90, j’ai très peu de souvenir de ce dessin animé et je connais surtout l’histoire grâce au Joueur du Grenier. C’est, donc, l’histoire d’une petite fille qui reçoit de la part d’un extraterrestre un sceptre magique qui lui permet de devenir une chanteuse durant un an.
« Dans l’ombre de Creamy » est une histoire parallèle à l’oeuvre originale car le personnage principal n’est plus Creamy mais Megumi Ayase une chanteuse relégué au second rang à cause de la popularité de Creamy.
C’est une superbe idée car grâce à ce stratagème, ce manga peut convenir autant aux fans de longue date qu’aux nouveaux lecteurs. Pour ceux qui connaissent déjà l’histoire c’est une façon de la redécouvrir et de voir l’envers du décor avec une histoire plus réaliste. Pour les nouveaux lecteurs, il est tout à fait possible de lire la série sans connaître l’originale. En plus, ça offre une oeuvre plus moderne car le concept des magicals girls a vachement vieilli. Ici, on a une oeuvre plus réaliste qui tourne plus autour de la psychologie des personnages que de la magie. Ces changements font aussi que c’est un shojo qui fait moins fille, les garçons pourront donc se laisser tenter par cette lecture et y prendre du plaisir.
Cette réécriture est vraiment une belle découverte, j’ai passé un bon moment lors de ma lecture et je continuerai à lire la suite (ce qui est très rare pour un shojo).
Ma note : 8/10.