Film : A couteaux tirés (sorti le 27 novembre 2019).

Synopsis : Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s’entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné jusqu’à la toute dernière minute.

Critique : Un bon film mais qui aurait pu être encore meilleur.
Le film est vendu comme un Agatha Christie avec une enquête à huis clos, or on est plutôt sur un Columbo avec des scènes d’action étranges. Pourquoi un Columbo ? Car le scénariste essaie de nous faire croire que l’on connait le coupable dès le début et que donc le film se résume à comment le détective Blanc va réussir à le confondre. Bien entendu, on comprend vite que le résultat de l’enquête ne sera pas si simple et qu’on va avoir droit à un twist pour terminer le récit.
J’ai bien aimé l’ambiance générale du film, c’est bien réalisé et les décors et costumes sont très beaux.
Les acteurs sont une des raisons du succès de ce film, avec notamment une performance très intéressante de Daniel Craig.
J’ai bien aimé l’histoire, c’est vraiment une chouette enquête dans laquelle on se prend vite au jeu du détective de salon. Après dénouement, celle-ci semble logique et ne comprend pas d’incohérences.
Après, même si c’est clairement un très bon film, je reste un peu sur ma faim. D’autant plus que les critiques sont assez dithyrambiques. On reste quand même dans le classique avec une histoire que l’on peut retrouver dans de nombreuses séries policières de qualité. Les personnages sont des clichés et certains n’ont pas été assez utilisés, je pense notamment au fils à tendance nazi. Personnellement j’ai très vite trouvé qui était le coupable. Et après plusieurs jours, je n’ai toujours pas compris l’intérêt de la scène de la course poursuite.
En résumé, un bon film avec de bons acteurs mais qui ne bouscule pas le genre.
Ma note : 7/10.

Film : Jumanji : next level (sorti le 04 décembre 2019).

Synopsis : L’équipe est de retour mais le jeu a changé. Alors qu’ils retournent dans Jumanji pour secourir l’un des leurs, ils découvrent un monde totalement inattendu. Des déserts arides aux montagnes enneigées, les joueurs vont devoir braver des espaces inconnus et inexplorés, afin de sortir du jeu le plus dangereux du monde.

Critique : Avant de commencer la critique sur ce 2éme épisode, un petit mot sur Jumanji et le premier film.
Comme beaucoup, j’ai été indigné quand j’ai su qu’on oser en faire un reboot. Jumanji fait parti des films cultes de ma génération porté par un Robin Williams au sommet de sa gloire. C’était donc inimaginable d’entrevoir une nouvelle version. D’autant plus que l’idée d’un jeu vidéo et le casting avec des acteurs qui ont quand même beaucoup de navets dans leurs filmographies (même si ce sont des bons acteurs paradoxalement) n’aidait pas à être enthousiaste.
Il m’a donc fallu du temps pour que j’ose regarder cette nouvelle version. Et là, miracle, ce film est super cool. Il faut clairement ne pas faire de comparaison avec le vrai Jumanji car à part le titre il n’y presque aucun point commun. C’est une nouvelle franchise qui propose des divertissements tout public sans une grande ambition dans l’histoire mais avec de bons acteurs et un budget important pour qu’on passe un bon moment. Ce qui est quand même le plus important pour un film surtout à l’heure actuelle.
Pour ce deuxième opus, les scénaristes ont repris tout ce qui fonctionnaient dans le 1er volet. On a droit à une nouvelle histoire et un casting plus large.
Les qualités sont donc les mêmes, c’est fun et drôle et les parties action sont très bien tournées. Les acteurs se débrouillent très bien, surtout que leurs identités changent régulièrement dans le film ce qui mine de rien n’est pas simple à jouer.
Dans les bonnes idées, il y a l’ajout des personnages joués par les deux Danny (DeVito et Glover) ce qui permet d’avoir une nouvelle version des players afin de donner un nouveau souffle à ce film.
Le scénario reste prévisible mais franchement cela ne me dérange pas pour ce genre de film.
Vu le succès populaire et le fait qu’avec juste un peu d’imagination on peut réinventer indéfiniment le concept du jeu, il est quasiment sûr que l’on aura un troisième film.
Je comprend la réticence envers ces films mais je vous conseille quand même de les regarder, il peut être très intéressant de se faire son propre avis quand on est face à ce genre d’oeuvre cinématographique.
Ma note : 8/10.

BD : Le zoo des animaux disparus (paru en juin 2020)

Synopsis : Déborah, stagiaire vétérinaire qui rêve de travailler dans un zoo, se voit affecter dans un parc zoologique très particulier, car il ne présente aux visiteurs que des animaux éteints depuis des siècles, quelques décennies ou même quelques mois. Pas évident de savoir quel vaccin faire à un dodo, comment nourrir un éléphant de Sicile ou si cet oiseau tahitien, l’O’u, est en pleine forme ou pas…

Critique : On retrouve un duo connu de chez Bamboo avec Cazenove à l’écriture et Bloz au dessin. C’est aussi du classique Bamboo pour le style avec une BD qui se veut à la fois drôle mais aussi documentaire. Le résultat est sympa mais on est loin de l’excellent niveau des « Petits mythos » ou des « insectes en BD » qui sont, pour moi, les deux références en BD humour/doc chez Bamboo.
Pour cette nouvelle série, c’est le côté informatif qui est le plus réussi. Avec ce concept original de zoo accueillant des animaux disparus, les enfants vont apprendre plein d’infos en s’amusant. Je dis les enfants car c’est le public cible mais même les grands vont apprendre. Il y a pas mal d’animaux présents dans ce 1er tome dont j’ignorais totalement l’ancienne existence. Dans la situation actuelle, c’est très bien que des BD comme celle-ci existe pour sensibiliser les jeunes. En plus, comme à l’habitude chez Bamboo, l’album se termine avec un dossier pédagogique.
Pour l’humour, j’ai connu Cazenove plus inspiré. C’est relativement fade mais dans l’ensemble cela devrait convenir aux enfants.
Le dessin est sympa, on retrouve bien le coup de crayon de Bloz.
Ma note : 6/10.

BD : Raowl T1 (sorti en juin 2019).

Synopsis : Raowl ne fait pas dans la dentelle : il tranche, il découpe, il raccourcit, il décapite tout ce qui peut se mettre entre lui et le bisou d’une princesse. La première qu’il croise ne le trouve définitivement pas à son goût et s’en va avec quelqu’un d’autre. Lorsqu’il en sauve une seconde, il décide de ne pas la lâcher, d’autant qu’ils ont finalement plein de points communs ! Alors quand elle est kidnappée dans un château plein de cannibales, il ne va pas hésiter à plonger dans la gueule du loup ! Tebo réécrit les contes de fées avec un plaisir évident. En détournant les codes classiques du genre, il invente une bande dessinée truculente, pleine de tripes, de bons mots et de personnages hauts en couleur.

Critique : Voilà une BD bien sympathique qui sort des codes actuels de chez Dupuis.
Son format diffère de la norme Dupuis, on est devant une BD de 28cm avec 72 pages non soumise au format gaufrier. Pour une BD tout public chez Dupuis c’est exceptionnel.
J’ai vraiment bien aimé cette BD qui est fun. C’est très drôle avec des blagues parfois à la limite pour un tout public. Il y a beaucoup d’actions avec des moments « sanglants » destinés à des 10-12 ans. Il y a une vraie énergie qui se dégage de ce 1er album. Pour l’atmosphère on se rapproche d’un Kid Paddle, qui se veut à la fois drôle et tout public mais en essayant de flirter constamment avec la limite.
L’histoire est en deux parties, avec une première partie courte qui nous fait découvrir le personnage de Raowl et une seconde qui est l’histoire principale. L’auteur joue avec les codes classiques des contes de fées. On retrouve aussi des références pop culture destinées à un public adulte, ce qui montre qu’il y a bien une double lecture avec cette série.
Au niveau du dessin ce n’est ni beau ni laid, c’est dans le style actuel avec un dessin un peu « brut ».
Il y a 1 an qu’on n’a plus vu Raowl dans le magazine Spirou mais j’espère qu’il fera son retour prochainement avec un deuxième tome.
Ma note : 8/10.

BD : West legends T1 : Wyatt Earp’s last hunt

Synopsis : Hiver 1890. Des années après la fusillade d’O.K. Corral et la vendetta meurtrière qui l’a rendu célèbre, Wyatt Earp se rend à San Francisco. Bien décidé à y faire enfin fortune grâce à Lucky Cullen, un vieil ami chasseur de primes qui y est devenu riche. Ce dernier l’a invité à le rejoindre pour mener à bien une grosse affaire. En arrivant dans cette ville nouvelle qui ne cesse de produire des millionnaires, Earp déchante rapidement car il apprend que son ami a été assassiné.

Critique : Une superbe BD autant pour son dessin que son histoire.
Cette collection reprend des histoires complètes en 1 toms sur des légendes de l’Ouest. Celles-ci ne sont pas des biographies mais bien des histoires inventées qui auraient pu arriver à ces hommes et femmes célèbres de l’Ouest américain.
Pour le 1er tome, l’auteur s’attaque à Wyatt Earp connu surtout pour le fameux règlement de compte à OK Corral qui a été mainte fois adapté au cinéma, en livres ou en BD. C’est ça qui est intéressant dans la démarche ici, où l’auteur nous propose une autre histoire inédite.
L’histoire est une enquête menée par Earp dans une Amérique qui se « civilise ». C’est vraiment une bonne histoire, avec une bonne intrigue, ce qui faut de suspens et de rebondissement et une fin qui ne déçoit pas.
Pour le dessin, à ce niveau, on doit parler d’art. C’est magnifique et cela quelque soit le plan choisi. Le travail de couleur étant aussi très bon, le résultat final est tout simplement parfait.
Je vous conseille vivement cette BD même si vous n’aimez pas les histoires de cow-boy. Pour ma part, je vais vite faire l’acquisition du T2 sur Billy the kid.
Ma note : 9/10.

Film : #chef ( film sorti en octobre 2014)

Synopsis : Carl Casper, Chef cuisinier, préfère démissionner soudainement de son poste plutôt que d’accepter de compromettre son intégrité créative par les décisions du propriétaire de l’établissement. Il doit alors décider de son avenir. Se retrouvant ainsi à Miami, il s’associe à son ex-femme, son ami et son fils pour lancer un food truck. En prenant la route, le Chef Carl retourne à ses racines et retrouve la passion pour la cuisine et un zeste de vie et d’amour.

Critique : Un film sympathique mais qui manque d’ambition.
Réalisé et joué par Jon Favreau qui est clairement identifiable maintenant comme un réalisateur estampillé Disney, ici on sent qu’on n’est pas dans la même catégorie.
Attention, on est quand même sur un bon film avec des idées sympas mais qui reste dans la norme.
Ce qui est intéressant dans ce film c’est vraiment tous ce qui touche au domaine de la cuisine. Cela peut paraitre idiot à dire mais quand on analyse le film ce n’est pas la cuisine le thème central mais la famille avec les retrouvailles entre un père et son fils (et accessoirement l’ancienne épouse).
Je reviens donc sur la cuisine, où il y a eu un énorme travail de la part de Favreau pour rendre son contexte le plus réaliste possible, Il a appris à cuisiner comme un chef, ce qui donnera plus tard la série documentaire Netflix « The chef show » dont je reparlerai plus tard.
Le côté critique et Twitter est aussi très intéressant car on peut rentrer dans le quotidien de ces restaurants qui sont toujours sous le feu des critiques. En plus ça amène une scène sublime où le chef explose face au journaliste devant un restaurant médusé.
Le film est porté par ses acteurs principaux qui jouent très juste. Jon Favreau en tête mais aussi John Leguizamo un habitué des seconds rôles qui est toujours très bon, le gamin joue bien aussi et je pense qu’il a un avenir.
Par contre, on retrouve un problème récurrent à Hollywood, mettre des stars à l’affiche qui n’apporte rien aux films. Ici on a 3 acteurs phares : Dustin Hoffman, Scarlett Johansson et Robert Downey JR. Alors Hoffman n’est pas longtemps à l’écran mais il a un rôle important en étant l’élément déclencheur du film donc ça passe. Johansson ne sert à rien, on aurait mis n’importe qu’elle autre actrice ça passait aussi bien. Et Downey JR là c’est le top, son personnage ne sert à rien au récit et en plus c’est la pire scène du film.
Pour l’élément principal du film, la relation père/fils, c’est clairement du déjà vu et il n’y a aucune surprise mais c’est bien réalisé donc ça se regarde sans problème.
Le gros problème du film c’est la fin qui casse tout. On a vraiment l’impression qu’il devait boucler le film en 5 minutes alors qu’il y avait encore plein de choses à mettre en scène. Au lieu de ça on a le droit à une ellipse et le fameux « 6mois plus tard » et une scène finale en mode « conte Disney ». C’est vraiment dommage car c’est extrêmement frustrant et ça casse toute l’histoire.
Donc un film pas désagréable à regarder mais auquel il manque pas mal de choses.
Ma note 5.5/10.
Par contre je vous conseille la série Netflix qui a été créée suite à ce film « The chef show ». C’est une série documentaire vraiment très chouette avec plein d’idées de recettes, où vous allez apprendre beaucoup tout en vous amusant avec les différentes personnes que l’on croise au fil des épisodes.
Ma note : 8.5/10.

Roman : L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker (sorti en mai 2020).

Synopsis : Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Critique : Pour commencer, je dois avouer que je suis totalement fan des livres de Joël Dicker. Pourtant, il partait plutôt mal. Dès qu’un auteur ou un bouquin commence à trop faire parler de lui, j’ai tendance à le fuir comme la peste. Dicker a, cependant, su m’accrocher dès le départ avec « La vérité sur l’affaire Harry Québert ». Je me suis d’ailleurs directement procuré ses autres ouvrages. C’est dire comme j’attendais la sortie de celui-ci. Encore plus avec les problèmes de parution que nous avons connue avec le confinement.
Et pourtant, j’ai beaucoup de mal à me dire si j’ai aimé ce livre ou pas. Certes, l’intrigue est bien ficelée, comme d’habitude. J’ai été surprise plus d’une fois par des révélations, des retournements de situation et même par … (non, je ne vous ferais pas le malheur de vous spoiler). On retrouve l’auteur dans sa manière de dérouler l’histoire, dans sa description des lieux et des personnages qu’il sait d’ailleurs nous rendre attachants même avec leurs défauts. On retrouve son style, passage d’une période à une autre et d’un point de vue à l’autre.
Il m’a manqué l’étincelle qui était présente dans les précédents. J’ai aimé mais sans plus. D’ailleurs, et c’est une première pour moi, dès que je l’ai fermé, je me suis dit qu’il fallait que je le relise. J’ai l’impression d’avoir manqué quelque chose. C’est très étrange comme sensation.
Est-ce que je vous le conseille ? Bonne question. Si vous voulez vous faire plaisir ou découvrir l’auteur, commencez plutôt par « La vérité sur l’affaire Harry Québert » ou « Le livre des Baltimore ».
S’il devait avoir une note sur dix ? Je suis incapable de vous le dire. Peut-être après relecture…

Ma note : /10.

manga : Shibuya hell (2 tomes parus ce mois de juin)

Synopsis : Shibuya, quartier ultra branché de Tokyo. 14h50.
J’ai toujours espéré qu’un événement bousculerait un jour mon quotidien de lycéen un peu morne. Le genre de rebondissement que le cinéaste amateur que je suis peut voir dans ses films préférés… mais pas ce genre-là. J’ai vu des passants se faire dévorer par ces… poissons géants, qui sont apparus tout à coup, flottant partout dans le quartier… Ces créatures sont réelles. Ce ne sont ni des effets spéciaux ni des trucages. Et elles ont faim de chair humaine. Moi et d’autres survivants tentons de leur échapper, mais tout porte à croire que nous sommes bel et bien coincés dans cet enfer…

Critique : Rien de nouveau dans le concept d’horreur survival avec ce manga.
Le scénario sentait la bonne vieille série B nanardesque et c’est le cas mais il y a des bons nanars et des mauvais nanars et ici, pour moi, c’est un mauvais. Un nanar peut avoir une histoire absurde mais être fun à regarder ou à lire, et si on prend le côté décalé du genre on peut passer un bon moment. Mais ce n’est clairement pas le cas, il n’y a aucun côté fun ce qui fait ressortir tout la nullité du récit.
Pourtant faire un survival avec des poissons rouges qui gobent des hommes ça aurait pu être cool et, à priori, c’est inédit. Mais non, on a un récit pataud sans originalité rempli de flashbacks inutiles et en prime une pseudo début d’histoire d’amour ridicule. Il y a seulement deux scènes intéressantes qui m’ont plu dans ce récit. Et comme tout est évident dans le déroulement de l’histoire on n’a jamais ce petit frisson qui est obligatoire dans une œuvre d’horreur.
Le dessin n’aide pas non plus, la violence n’est pas bien rendue, c’est inutilement sombre à certains niveaux et de manière générale je trouve le style un peu pauvre.
Je vais peut-être arrêter avec les survival en manga car récemment j’ai lu « Dino Sapiens » que j’avais aussi trouvé « nul à chier ». C’était encore pire que celui-ci pour être honnête.
Franchement je ne vous conseille pas la lecture de ce manga que je ne continuerai absolument pas.
Ma note 1/10.

Manga : The promised Neverland (14 tomes actuellement – prévu en 20 tomes).

Critique : Très très gros coup de coeur pour cette série.
Quand cette série est sortie chez nous, on a été inondé de pub à son sujet. Souvent, ça me freine le tapage médiatique je dois bien le reconnaitre. Mais, maintenant, qu’est ce que je regrette d’avoir attendu 1 an pour commencer cette série.
Pour moi, il n’y a rien à jeter que ce soit pour le scénario, les personnages et le dessin.
Au niveau histoire, j’avais des craintes car c’est une série longue et je ne voyais pas comment avec le scénario de départ on pouvait aller aussi loin. Craintes dissoutes car l’auteur est un génie. L’histoire parait simple au départ mais devient complexe au fur et à mesure des révélations. C’est très bien écrit.Tous les événements, les situations, les personnages et les révélations ont un but. Il n’y a pas de remplissage avec des passages inutiles dans cette série. Mais pour moi la plus grande qualité de l’oeuvre c’est qu’on est toujours surpris. A chaque fois qu’on a une idée en tête, celle-ci est « démontée ». Du coup, on est toujours pris par le suspens et ça c’est génial. Il m’est arrivé plusieurs fois de sentir mon rythme cardiaque s’accélérer tellement j’étais dans l’histoire.
La qualité des personnages est pour beaucoup dans le succès de ce manga. Les trois principaux forcément qui sont géniaux. Emma est un des personnages des plus complet que j’ai vu ou lu récemment. La psychologie dans le récit est ultra-important et avec Emma, Ray et Norman on est servi. Pour prendre une comparaison classique, c’est comme si vous aviez trois Sherlock Holmes en même temps avec chacun un caractère différent. Les autres personnages sont aussi très importants car ils sont tous développés. Même les méchants sont fascinants, l’auteur joue d’ailleurs beaucoup avec nos sentiments concernant ceux-ci. On les comprend et on a de l’empathie pour ces antagonistes.
Le dessin est très bon aussi avec des illustrations de grandes qualités mais aussi une bonne utilisation des codes manga (gros yeux, déformation, …).
Ce manga m’a fait penser à Death Note pour son atmosphère et sa réalisation.
Il est déjà adapté en animé et sera prochainement adapté en live action par les américains pour la plateforme Amazon Prime.
Bien qu’il s’agisse d’un shonen on est sur un public ado-adulte.
Vivement la suite de ce manga génialissime.
Ma note : 10/10.

Alix Senator T10 : la forêt carnivore.

Synopsis : Répondant à l’invitation de son cousin, Alix est de retour en Gaule. Vanik, devenu gouverneur, veut faire renaître la splendeur perdue d’Alésia. Non loin de l’ancien oppidum d’étranges créatures se terrent. Ils sont les vétérans mutilés de l’armée maudite de Vercingétorix. Les ombres torturées du passé s’étendent sur le présent. Pris au piège de la forêt gauloise et de ses créatures, Alix devra faire face à la haine et aux rancoeurs tenaces.

Critique : D’abord un petit mot sur la série. Nous suivons Alix dans sa vieillesse en tant que sénateur. Même si César n’est plus là, les complots autour de lui sont encore multiples.
C’est une série sympa de manière générale. Elle peut être lue même si on n’a jamais lu les « Alix » de Jacques Martin. Cependant, comme il y a souvent des références c’est quand même un plus de connaitre la série classique.
La série fonctionne avec des cycles qui parfois, malheureusement, traînent en longueur. Les histoires sont intéressantes et ont une complexité plus grande que les Alix classiques où la présence d’un méchant récurrent et les codes de Casterman empêché les histoires d’avoir un côté « punchy ». Le problème principal de cette série, c’est la longueur des histoires et le manque d’action. Dans les cycles, il y a beaucoup de passages qui n’apportent pas grand chose et qui pourraient être enlevés pour avoir un récit plus dense.
Le dessin est bon, ça ressemble au travail du regretté Philippe Delaby pour la série Murena.

On commence par une surprise avec ce tome car on a une histoire complète. C’est clairement l’album qui ressemble le plus à l’oeuvre de Jacques Martin. Et force est de constater que c’est le meilleur jusqu’à présent. On a une bonne histoire qui comporte une bonne intrigue, des rebondissements et un bon méchant. C’est cohérent et le dénouement ne repose pas sur « la magie » du personnage Alix comme c’est trop souvent le cas. Et ça c’est purement personnel mais Enak n’est pas présent dans l’histoire, c’est parfait. Pour moi, Enak est un des personnages les plus énervants et les plus inutiles de la BD franco-belge. Si je veux chipoter un peu, je dirais que la fin est un peu facile et vite présentée.
Je ne sais pas ce que les auteurs prévoient pour la suite mais j’espère qu’ils vont privilégier les histoires complètes plutôt que les cycles car le niveau est quand même fort différent entre les deux options.

Mes notes : 6/10 pour la série et 8/10 pour ce tome.